JO Paris 2024 : 220 médailles « défectueuses » vont être remplacées, soit 4 % du total des Jeux
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Lorsque le « médaillegate » a surgi pour de bon, le mois dernier, il était question d’une centaine de médailles des JO de Paris 2024 défectueuses. Le total des réclamations reçues par la Monnaie de Paris est tout autre. Celle-ci explique en effet ce vendredi avoir eu 220 demandes de remplacement de médailles, toutes signalées endommagées par des athlètes olympiques et paralympiques.
Cela représente tout de même 4 % de la production totale. « La Monnaie de Paris a remplacé certaines d’entre elles et elle continue sa campagne de remplacement à la demande des athlètes », écrit la société dans un communiqué. Plusieurs athlètes avaient partagé des photos de leurs médailles défectueuses sur les réseaux sociaux, à l’image du nageur tricolore Yohann Ndoye Brouard (bronze au relais 4×100 m), qui ironisait sur son compte X, le 28 décembre, avec comme commentaire « Paris 1924 » pour accompagner ses deux photos très parlantes.
Des premiers déçus dès début août sur les réseaux
L’Américain Nyjah Huston, troisième en skateboard le 29 juillet, s’était même plaint dès début août de la mauvaise qualité de sa médaille de bronze, qui « semble avoir fait la guerre ». Le Comité international olympique (CIO) avait assuré le 13 janvier que le remplacement des médailles « défectueuses » était systématique.
La Monnaie de Paris, chargée de la production et du contrôle qualité, préfère parler de médailles « endommagées ». Et comme elle le rappelle ce vendredi, elle « a tout mis en œuvre, dès le mois d’août 2024, pour assurer le remplacement des médailles concernées », qui représentent donc pour l’instant 4 % des 5.084 médailles livrées pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.
60.000 médailles par an pour la Monnaie de Paris
« Les processus de fabrication et de pose du vernis protecteur ont été renforcés pour garantir une résistance plus grande », précise l’entreprise, qui produit environ 60.000 médailles de toutes sortes par an dans ses ateliers parisiens. Les médailles remplacées « sont identiques à celles remises aux athlètes pendant les Jeux », ajoute la Monnaie de Paris.
Notre dossier sur les JO de Paris 2024
Dessinées par la maison Chaumet (groupe LVMH), la fabrication des médailles d’or, d’argent et de bronze a été confiée à l’établissement public de la Monnaie de Paris. Chacune d’entre elles renferme un petit bout de la tour Eiffel, venu des stocks de la société d’exploitation du monument parisien. En espérant que cette nouvelle fournée de médailles n’aura pas pris une ride d’ici les JO de Los Angeles 2028.