JO de Paris 2024 : « Marianne doit se retourner dans sa tombe »… Les Phryges divisent nos lecteurs

Lundi, l’excitation était palpable au sein du comité d’organisation des Jeux olympiques 2024 (Cojo) lors de la révélation des nouvelles mascottes. Cette année, celui-ci a voulu se démarquer « en choisissant un idéal plus qu’un animal », comme l’a expliqué son président Tony Estanguet. Et la surprise n’a pas été des moindres… Un coq ? Une Marianne ? Non, plutôt deux triangles rouges, avec de grands yeux bleus et de larges sourires : welcome à la Phryge olympique et la Phryge paralympique ! Ces deux petites mascottes font référence au bonnet phrygien, symbole de la République française et de la révolution de 1789. Bonne ou mauvaise idée ? On est allé sonder nos lecteurs.

« L’idée du bonnet phrygien est bonne mais… Il faut tout de même reconnaître que ces mascottes ressemblent à des clitoris… » Le mot est dit. Et Ray n’est pas le seul à penser cela, car l’idée est largement revenue au cours des témoignages. « Cela ne ressemble à rien si ce n’est à un clitoris ! », « on dirait un clitoris sur patte », ou selon Florence : « elles ressemblent tellement à des clitoris géants qu’on se demande si elles ne sont pas plutôt des représentations du plaisir ! » Et si les JO prônaient le plaisir féminin ? L’esthétisme de ces deux mascottes ne semble en tout cas pas remporter l’adhésion de la plupart de nos lecteurs. « Elles sont ridicules et même moches. D’une mocheté similaire à la mascotte Happy des Happy Meal de McDonald’s », d’après Bianca. « J’ai tellement ri en voyant ces ridicules mascottes censées représenter un symbole pourtant emblématique et patriotique. Pauvre Marianne, elle doit se retourner dans sa tombe ! », s’amuse Béatrice.

Une référence historique qui ne parle pas

Si la forme ne convainc pas, la référence au bonnet phrygien ne parle guère non plus. « Je trouve ces mascottes passéistes et ringardes. La référence à la révolution de 1789 n’a pas sa place aux JO Paris 2024, c’est un mélange des genres que peu de personnes dans le monde vont comprendre », concède Laurent. Pour Galdéric aussi, la symbolique n’est pas évidente de prime abord : « Si je n’avais pas lu que c’était des bonnets phrygiens, je n’aurais pas fait le lien. » Ce symbole parlera-t-il aux millions de spectateurs à travers le monde ? Pas vraiment selon Yan, « il n’y a que les Français qui connaissent le bonnet phrygien et ce qu’il représente, et encore… » Car oui, pour les plus jeunes ces mascottes « ne représentent rien », complète Véronique.

Outre le symbole peu évocateur pour grand nombre, c’est aussi le processus de fabrication des Phryges qui pose question, car celles-ci sont fabriquées à 80 %… en Chine, les 20 % restant le sont en Bretagne. Une donnée qui à l’heure du réchauffement climatique et des conditions de travail ne plaît pas à tous. « Encore un truc made in China avec des colorants polluants, importés en cargos pour un événement climaticide complètement inutile en plein effondrement climatique… Le bonnet phrygien devrait être arboré avec conviction pour le climat, et pas contre le climat », se désole Marie. Même chose pour Josette : « La fabrication aurait dû être effectuée avec des matières premières françaises et non chinoises (après les scandales des fauteuils, des chaussures, etc.) »

Les Phryges olympique et paralympique n’ont que des aspects négatifs nous direz vous… Mais quelques rares lecteurs ont su relever des points positifs. C’est le cas de Martine : « Je trouve ces mascottes parfaites. On pouvait tomber dans la facilité avec le coq, et là c’est original, bien pensé, joyeux, joli, cela représente bien la France. Mention spéciale pour la paralympique. » Pour Hervé, ces deux mascottes sont aussi « jolies, attachantes et ont un sens historique ». Lena aussi approuve la Phryge paralympique « plus grande comme pour montrer qu’elle n’est pas à négliger ! »