JO de Paris 2024 : Les Jeux coûteront 380 millions d’euros à Paris, selon Anne Hidalgo

Les Jeux olympiques de Paris en 2024 coûteront 380 millions d’euros à la ville de Paris, en incluant les recettes escomptées, a déclaré mercredi Anne Hidalgo lors d’un tchat sur le site du Monde. Pour le budget de la ville, de 2018 à 2025, les JO représenteront « 380 millions d’euros d’investissement, soit, en moyenne, 0,65 % de notre budget annuel », a précisé la maire de Paris.

Dans un rapport sur le coût public des Jeux publié la semaine dernière, la Cour des comptes avait estimé à environ « trois milliards d’euros », dont 500 millions pour Paris, le montant total que pourrait atteindre l’événement. « Le coût réel des Jeux comprendra non seulement les dépenses du comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) et de la Solideo (société chargée de construire les ouvrages pérennes des JO), mais également celles des collectivités territoriales, notamment la ville de Paris (dont le budget pour les Jeux devrait avoisiner 500 millions d’euros), ainsi que les dépenses que l’Etat consacrera notamment à la sécurité des Jeux et celles des opérateurs de transport », avait indiqué la Cour.

La hausse de la taxe foncière ne financera pas les JO

Interrogée mercredi à ce propos, la ville a précisé à l’AFP que « le coût net pour la ville est aujourd’hui établi à 354 millions d’euros avec 503 millions d’euros en dépenses et environ 150 millions d’euros en recettes dont 90 % sont aujourd’hui sécurisées ». « Les dépenses sont échelonnées sur huit exercices budgétaires, entre 2018 et 2025 […] permettant d’amortir le coût des Jeux et d’impacter le budget de la ville de manière très modérée avec une part moyenne de 0,65 % et un pic en 2024 représentant 1,4 % du budget de la ville », a-t-on encore précisé.

Selon la maire, cet investissement sera utilisé, « par exemple, porte de la Chapelle, pour construire une arena et deux gymnases mais aussi toutes les infrastructures de pistes cyclables, de voies olympiques, la rénovation des sites d’entraînement [telle] la piscine Georges-Vallerey, dans le XXe, qui avait accueilli les Jeux de 1904 ».

A la question de savoir si les recettes supplémentaires tirées de la hausse annoncée de la taxe foncière parisienne allaient permettre de financer les Jeux, la maire a assuré que « non ». « Elle [la taxe] est destinée à soutenir les services publics parisiens et les investissements pour la transition écologique », a-t-elle déclaré.