JO de Paris 2024: Délocaliser le basket à Lille est bien l’option numéro 1, confirme Tony Estanguet

Les basketteurs ont beau râler, le Comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024 va bien proposer de faire jouer le basket à Lille pour la phase de poule. Le président du Cojo Tony Estanguet l’a confirmé ce mardi matin à France Info, alors qu’un conseil d’administration, est programmé dans la journée pour entériner la cartographie des compétitions olympiques.

« La proposition qui est sur la table aujourd’hui, c’est ce switch où le handball va revenir à Paris en première semaine et du coup, le basket pourrait aller jouer à Lille en première semaine », indique le double champion olympique de canoë. Il s’agit là du principal point chaud restant à trancher concernant les sites. La première phase du tournoi de basket était initialement prévue au Parc des expositions de la Porte de Versailles, mais la Fédération internationale n’y était pas favorable en raison de contraintes techniques trop nombreuses (hauteur de plafind, éclairage, production TV, etc.).

Les discussions entre les différents acteurs ont ensuite été houleuses. Preuve de la défiance persistante entre le Cojo et la Fédération internationale de basket, « la Fiba n’assiste même plus aux réunions sur le sujet », racontait une source proche du Comité d’organisation à l’AFP, il y a quelques jours. Elle souhait que le tournoi se déroule dans la nouvelle Arena de la porte de la Chapelle, mais Paris 2024 ne voulait pas en expulser le badminton et la gymnastique.

« Le problème est plus gros que ça »

La Fédération internationale a même tenté une autre carte en proposant, via le CIO, d’étudier la possibilité de jouer dans un hall du parc des expos de Villepinte. Une option qui n’a pas été retenue. Le basket devrait donc bien être transféré à Lille dans un premier temps, avant de revenir à Bercy pour les quarts, les demi-finales et la finale.

« Je me fiche qu’on joue à Lille, j’y ai déjà joué à l’Euro 2015 et c’était l’un des plus gros kiffs de ma carrière, avait commenté Nicolas Batum la semaine passée sur RMC. Mais le problème est plus gros que ça. (…) On a les Jeux chez nous, et vingt mois avant on ne sait pas où on fout le volley, où on fout le hand, où on fout le basket. C’est ça qui me saoule. »