FranceSport

JO 2026 – Biathlon : Justine Braisaz-Bouchet, échecs mais confiance intacte ?

Le biathlon français a égalé son meilleur total olympique avec 7 médailles à Pékin 2022. Justine Braisaz-Bouchet a terminé 80e sur 90 biathlètes lors de l’individuel, avec un score de 12/20 au tir.

De notre envoyé spécial à Anterselva,

Le biathlon français domine actuellement la scène mondiale, ayant déjà égalé son meilleur total olympique de sept médailles lors des Jeux de Pékin en 2022, à mi-chemin de cette édition. Ce samedi, les médailles d’argent d’Océane Michelon et de bronze de Lou Jeanmonnot ont encore mis en évidence la supériorité de la France et de la Norvège à Anterselva.

Impressionnante lors de sa première course olympique, Océane Michelon a terminé à seulement 3,8 secondes de l’or, illustrant la force collective d’une équipe française où la confiance semble être omniprésente. Camille Bened, qui a pris la 6e place de l’individuel, a manqué le podium à cause d’une dernière balle fatale, tandis qu’Emilien Jacquelin, 4e sur le sprint, était à trois dixièmes du bronze, témoignant du potentiel d’élargir cette belle collection de médailles.

Non qualifiée pour la poursuite de dimanche

Toutefois, ce tableau remarquable est terni par une déception majeure : les Jeux de Justine Braisaz-Bouchet se révèlent jusqu’à présent éprouvants. Non sélectionnée pour le relais mixte remporté par l’équipe de France, la biathlète savoyarde a entamé ses JO avec une performance difficile, se classant 80e sur 90 participants lors de l’individuel, avec un score de 12/20 au tir. Devait-on choisir d’ignorer cette situation ?

Classée actuellement 9e au classement de la Coupe du monde, elle a à peine fait mieux ce samedi, terminant à la 62e place (6/10 au tir), synonyme d’un revers inattendu : elle ne parvient pas à se qualifier pour la poursuite de dimanche, réservée aux 60 premières du classement. Lou Jeanmonnot, interrogée sur l’état d’esprit de sa camarade, a répondu sobrement : « J’ai pu discuter un peu avec elle mais c’est personnel. Si elle veut vous en parler, elle le fera ».

Elle était déterminée à jouer une médaille

Néanmoins, ni Justine Braisaz-Bouchet ni l’entraîneur de l’équipe féminine Cyril Burdet n’ont souhaité commenter avec les médias cette phase difficile de ses Jeux. La Norvégienne Ingrid Tandrevold a remarqué que la Française était en difficulté : « Nous étions toutes les deux très déçues par notre individuel, dans lequel nous avons mal tiré. Je suis vraiment triste de voir que cela a encore été une mauvaise journée pour elle. Je sais ce qu’elle ressent : quand vous avez des problèmes de confiance, il est très difficile de rebondir ».

Même sur les skis, Justine Braisaz-Bouchet (ici encouragée par son entraîneur Cyril Burdet) est à la peine dans ces JO d'hiver 2026.
Même sur les skis, Justine Braisaz-Bouchet (ici encouragée par son entraîneur Cyril Burdet) est à la peine dans ces JO d’hiver 2026. - Hendrik Schmidt/DPA/SIPA

Le 5 février, veille de la cérémonie d’ouverture des JO de Milan-Cortina 2026, elle avait déclaré : « J’ai besoin de m’isoler, je vais très peu dans les médias, je ne suis pas sur les réseaux sociaux. Je me concentre exclusivement sur le sportif. Nous avons une équipe ambitieuse et je vais saisir chaque opportunité pour essayer de décrocher une médaille ».

Toujours « la reine de la mass-start » ?

Neuf jours plus tard, la situation est suffisamment préoccupante pour se demander si Camille Bened ne serait pas un meilleur choix pour participer au relais féminin puis à la mass-start finale. En effet, la précision au tir des deux athlètes est opposée (19/20 pour Camille Bened lors de l’individuel), et Justine Braisaz-Bouchet a éprouvé des difficultés sur son point fort, les temps de ski, situation à relativiser, car son imprécision sur le pas de tir a rapidement compromis ses chances de médaille.

Notre dossier sur les JO d’hiver 2026

Ingrid Tandrevold a son avis sur ce débat : « Je suis certaine que Justine va rebondir pour la mass-start. Elle est la reine de la mass-start, la championne olympique 2022 de ce format ». Il est en effet difficile de se passer d’une détentrice du titre, même si elle semble en difficulté depuis son arrivée en Italie. Le staff français a encore trois jours pour finaliser la composition de l’équipe de relais.