JO-2024 : Le basket à Lille, « plus raisonnable » pour la Mairie de Paris

Intervertir les sites des phases préliminaires de basket et de handball lors des Jeux olympiques de 2024, en envoyant le premier à Lille et en rapatriant le second à Paris, « paraît le plus raisonnable » pour la mairie de la capitale.

« On voulait garder le basket à Paris » mais le recours au stade Pierre-Mauroy en première semaine « nous paraît le plus raisonnable », a indiqué Pierre Rabadan, l’adjoint aux Jeux olympiques de la maire PS Anne Hidalgo, lors d’une visite de l’Arena en construction à La Chapelle mercredi.

Le Parc des Expositions de la Porte de Versailles devait initialement accueillir la phase préliminaire du tournoi de basket – la phase finale se jouant à Bercy – mais le comité d’organisation des JO (Cojo) a préféré y renoncer fin mars. En cause : les récriminations lancées par l’un des cadres de l’équipe de France Evan Fournier contre une salle au « plafond trop bas ».

Le « hangar à bestiaux » pour les handballeurs

Comme l’Arena de La Chapelle hébergera le club du Paris Basketball à la suite des Jeux, la mairie « avait suggéré l’idée que c’était plutôt bien que le basket [y] vienne en première semaine », a indiqué Rabadan.

Fournier le réclamait également, mais la nouvelle Arena accueillera finalement le badminton et la gymnastique rythmique et sportive. « Comme on l’a fait pour plusieurs sports – sur le rugby notamment qui était à Jean-Bouin et qui est au Stade de France parce qu’il y a plus de place, ça mobilise moins de sites donc ça fait faire des économies –, on réfléchit à l’échelle globale et pas à notre intérêt personnel uniquement », a souligné l’ancien joueur du Stade Français.

L’échange avec Lille permettra à Paris de « récupérer » le handball en première semaine. Les handballeurs français « sont trois fois champions olympiques et cela ne les dérange pas de jouer dans un « hangar à bestiaux » », a ajouté Pierre Rabadan, ironisant sur les critiques des joueurs NBA.

La phase préliminaire de la boxe, prévue au stade Suzanne-Lenglen de Roland-Garros, pourrait elle aussi quitter Paris en raison de contraintes techniques et trouver refuge en Seine-Saint-Denis. « C’est une possibilité », a reconnu Rabadan, soulignant qu’au-delà des « ajustements de projets », les organisateurs des JO essayaient de « coller à notre projet : respecter les engagements environnementaux et budgétaires ».