JO 2022 : Oui, une piste de ski a bien été installée sur un ancien site industriel

« C’est encore pire que ce que je pensais », une photo « hallucinante », « j’ai cru que c’était un montage »… Les réactions se sont multipliées sur Twitter après l’épreuve de Big Air, qui s’est déroulée mardi aux JO d’hiver de Pékin. Les internautes réagissaient à des photos du site de la compétition de ski. On y voit la piste, avec en arrière-plan des tours de refroidissement et d’autres vestiges industriels.

Ces images montrent bien le site de la compétition de big air pour les JO de Pékin.
Ces images montrent bien le site de la compétition de big air pour les JO de Pékin. – Capture d’écran Twitter

Ces photos montrent bien la piste de ski, qui est installée sur un ancien site de production d’acier. « Le Big Air Shougang de Pékin, c’est Courchevel à Tchernobyl », résume Aymeric Le Gall, notre envoyé spécial aux JO.

Les finalistes de la finale de Big Air, dont la Française Tess Ledeux, posent sur la piste artificielle, installée sur le site d'une ancienne usine d'acier, à Pékin.
Les finalistes de la finale de Big Air, dont la Française Tess Ledeux, posent sur la piste artificielle, installée sur le site d’une ancienne usine d’acier, à Pékin. – Matt Slocum/AP/SIPA

La piste de 60 mètres de haut est installée au bord d’un lac et à côté de quatre tours de refroidissement dans le quartier de Shijingshan, dans l’ouest de la capitale chinoise, comme on le voit sur Google Earth. En arrière-plan, un temple chinois est visible sur certaines photos. « Rien ne va ensemble, on se croirait dans un Mad Max scénarisé sous acides, mais au final ce grand n’importe quoi a quelque chose d’assez sexy tellement il est incohérent », note notre envoyé spécial.

L’usine d’acier, installée sur le site depuis 1919, a fermé ses portes fin 2010. En cause, trop de pollution pour la capitale, expliquait alors le journal China Daily, reprenant une dépêche de Xinhua, une agence de presse d’Etat. A son ouverture, l’usine était située en périphérie de Pékin. Avec l’extension de la capitale, elle s’est retrouvée entourée de quartiers d’habitation.

La construction de la piste de ski s’est déroulée de 2018 à 2019. Une première compétition s’y est déroulée en décembre 2019. Cette piste, qui représente un défi technique pour y faire tenir de la neige dans une zone non montagneuse, doit rester en activité après les Jeux olympiques, pour du ski bien sûr, mais elle pourrait aussi servir pour du ski nautique ou du saut sur herbe, expliquent les organisateurs des JO. Cette construction fait partie de la transformation de l’ouest de la capitale, continuent-ils, alors que d’autres sites sportifs de première importance se trouvent déjà à proximité.

Il n’y a pas qu’à Pékin que des sites de ski sont installés dans d’anciennes zones industrielles : à Nœux-les-Mines, dans le Pas de Calais, il est possible de skier sur une piste synthétique installée sur un ancien terril.