Jeux Paralympiques : Nélia Barbosa offre sa 52e médaille à la France, deux autres déjà acquises

Vivement dimanche. Rien à voir avec Michel Drucker, mais la France est déjà assurée d’ajouter deux médailles à son bilan lors de la dernière journée des Jeux paralympiques de Tokyo. En attendant, Nélia Barbosa, argentée en kayak, a apporté la seule breloque de ce samedi au camp tricolore.

Avec 52 médailles, l’équipe de France égale son total de Pékin en 2008 et elle est même certaine de le dépasser avec ses deux finales de badminton dimanche, qui lui garantissent son meilleur bilan depuis dix-sept ans et les Jeux d’Athènes.

Pour ses premiers Jeux, Nélia Barbosa a pris la deuxième place de la finale du 200 mètres en kayak (catégorie KL3). Le meilleur résultat de la Francilienne de 22 ans encore jamais montée sur un podium mondial avant samedi. « J’ai relancé fort à la fin, je ne pouvais pas faire plus, je n’avais plus de bras », livre la double vice-championne d’Europe, amputée au-dessus de la cheville droite en raison d’une neurofibromatose. Elle vise déjà la marche du dessus à Paris dans trois ans : « J’espère vraiment gagner une médaille d’or devant du public pour nous encourager. C’est quelque chose que j’attends avec impatience. »

Encore deux médailles d’or ?

Les badistes Lucas Mazur et Faustine Noël eux visent l’or dès dimanche après s’être qualifiés pour la finale de double mixte (SL3-SU5). « On voulait tellement cette finale que chaque point a été un combat et on l’a mené parfaitement », lâche la joueuse de 27 ans.

Egalement qualifié pour la finale de simple (catégorie SL4), le double champion du monde (2017 et 2019) Lucas Mazur (23 ans), atteint d’une malformation à la cheville droite, peut signer un doublé et imiter le pongiste Fabien Lamirault, seul Français ayant décroché deux titres à Tokyo. Il lui a fallu écarter en demi-finale l’Indien Tarun Dhillon, son rival lors des trois dernières finales mondiales. « J’ai abordé ce match comme une finale de championnat du monde, je veux écrire l’histoire », livre-t-il avant d’affronter dimanche en finale un autre Indien, Suhas Yathiraj, aux références moindres.

La déception pour Keita

Pas d’or en revanche pour Nantenin Keita, restée au pied du podium du 400 mètres (catégorie T13). Avec un tour de piste bouclé en 57 sec 17, la championne paralympique en titre, fille du musicien malien Salif Keita, manque la médaille de bronze de 38/100 pour ses cinquièmes Jeux à 36 ans.