Jean-Christophe Lagarde sera jugé en octobre pour détournement de fonds publics

Le patron de l’UDI au centre d’un procès. Jean-Christophe Lagarde devra comparaître le 3 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris avec sa belle-mère, pour lui avoir octroyé un emploi fictif d’assistante parlementaire entre mai 2009 et août 2010.

Jean-Christophe Lagarde, 54 ans, sera jugé pour détournement de fonds publics, tandis que Monique Escolier-Lavail, la mère de sa femme, comparaîtra pour recel de détournement de fonds publics, a indiqué jeudi le parquet national financier

Il conteste

« Nous contestons formellement les soupçons exprimés à l’encontre de Jean-Christophe Lagarde par le parquet national financier, au terme d’une enquête qui n’a été ni impartiale ni contradictoire », a réagi l’avocat de M. Lagarde, Me Yvon Goutal.

« Contrairement aux autres responsables politiques nationaux, Jean-Christophe Lagarde n’a pas pu bénéficier d’un juge d’instruction, dont la mission est d’enquêter à charge et à décharge », a-t-il dénoncé.

Enquête préliminaire

Le PNF avait ouvert une enquête préliminaire en octobre 2017 après la plainte d’un conseiller municipal d’opposition, Hacène Chibane. Dans cette plainte, il s’interrogeait sur l’activité d’assistante parlementaire de l’épouse de M. Lagarde, Aude Lavail-Lagarde, entre 2002 et 2014. Mme Lavail-Lagarde avait démissionné de ses fonctions à l’Assemblée nationale en 2014 après qu’un militant centriste eut accusé M. Lagarde de l’employer illégalement. 

L’audience devant le tribunal correctionnel le 3 octobre ne concerne que Jean-Christophe Lagarde et sa belle-mère Monique Escolier-Lavail.