Italie : Le président accorde un délai jusqu’à mardi aux partis pour former une nouvelle majorité

Le président italien Sergio Mattarella, lors d’une conférence de presse à Rome, le 22 août. — Alessandra Tarantino/AP/SIPA

Le président italien Sergio Mattarella a accordé un nouveau délai jusqu’à mardi aux formations politiques pour trouver une majorité capable de gouverner l’Italie, deux jours après la chute de la coalition formée par la Ligue de Matteo Salvini et le Mouvement 5 Etoiles (M5S).

« Mardi, je tiendrai de nouvelles consultations pour prendre les décisions nécessaires », a-t-il déclaré, en soulignant que la seule possibilité était « un gouvernement qui obtienne la confiance (du parlement) sur la base d’un programme » précis.

Un retour aux urnes ?

Le président Sergio Mattarella a reconnu qu’à défaut, il n’y aurait plus d’alternative à un retour immédiat aux urnes, une perspective qui l’inquiète car ce scrutin tomberait au milieu de l’élaboration du budget 2020 de la troisième économie de la zone euro, endettée et en panne de croissance.

Peu avant l’annonce du chef de l’Etat, le Mouvement 5 Etoiles (antisystème) a donné mandat à ses dirigeants pour négocier avec le Parti démocrate (PD, centre gauche) en vue d’un accord de coalition.

Dix points pour s’entendre

Les promoteurs d’un mariage PD-M5S disposent donc d’un délai supplémentaire de quatre jours. Le chef du M5S Luigi Di Maio, qui mènera les négociations pour son parti, a égrené 10 points impératifs pour une nouvelle « majorité au service des citoyens ». Dont la réduction du nombre de parlementaires ou encore « un budget équitable » avec l’instauration du salaire minimum, des aides aux familles, des baisses d’impôts pour les entreprises et un plan d’investissement pour le sud du pays.

Le patron du PD, Nicola Zingaretti, a estimé que les propositions de Luigi Di Maio et celles du PD « font émerger un cadre qui permet à coup sûr de commencer à travailler ».

Luigi Di Maio a en revanche fermé la porte à une réconciliation avec son ex-allié Matteo Salvini, critiquant « des caprices d’été », à propos de l’annonce abrupte le 8 août par le chef de la Ligue (extrême droite) de la « rupture unilatérale » de leur alliance.

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