Israël : Un ado tué et une quinzaine de blessés dans une double attaque à la bombe à Jérusalem

Malgré les heurts avec Gaza et les affrontements réguliers sur l’esplanade des Mosquées, ce mode opératoire n’avait plus été utilisé depuis 2016 à Jérusalem. Ce mercredi matin, deux attaques à la bombe dans des arrêts de bus ont tué un adolescent et fait une quinzaine de blessés dans la Ville Sainte. « Des charges explosives différentes ont été placées aux deux endroits. Nous soupçonnons qu’il s’agisse d’une attaque combinée », a indiqué la police israélienne dans un communiqué. Les bombes ont été activées à distance, selon une source sécuritaire.

Une première explosion à un arrêt de bus à la sortie de Jérusalem a fait 12 blessés, dont quatre grièvement, et une seconde, une fois la police et les secours sur place, a démoli un autocar et fait trois blessés dans une autre station à proximité, selon des secouristes. La police israélienne a qualifié ces deux explosions « d’attaques » et elle a ensuite affirmé qu’une personne avait succombé à ses blessures.

« Le terrorisme n’attend pas »

Selon les autorités israéliennes, la personne tuée dans la première attaque se nomme Aryeh Shechopek. Des sources locales ont précisé à l’AFP qu’il s’agit d’un adolescent de 15 ou 16 ans, dont le nom sur le passeport canadien serait Aryeh Schupak. L’ambassadrice du Canada en Israël, Lisa Stadelbauer, a indiqué sur Twitter avoir « le cœur brisé » par le décès de ce « jeune Canadien » dans une « attaque terroriste condamnable à Jérusalem ».

Les funérailles de l’adolescent, habitant Jérusalem et qui attendait le bus pour se rendre à son école talmudique, sont prévues mercredi après-midi. « Il s’agissait d’un garçon qui n’avait jamais rien fait à personne et a été assassiné simplement parce qu’il est Juif », a déclaré le Premier ministre sortant Yaïr Lapid.

Ce dernier a tenu une réunion d’urgence avec les chefs des services de sécurité au QG de l’armée à Tel-Aviv et a informé son successeur désigné Benjamin Netanyahu, vainqueur des législatives du 1er novembre, de la situation sécuritaire. « Nous devons former le gouvernement le plus tôt possible car le terrorisme, lui, n’attend pas », a déclaré mercredi Itamar Ben Gvir, ténor de l’extrême droite qui lorgne le ministère de la Sécurité publique, appelant les autorités à mener des « assassinats ciblés » de personnes soupçonnées de terrorisme.

Sans revendiquer les attaques à Jérusalem, le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, les a « saluées », les considérant dans un communiqué comme « le prix des crimes et des agressions » d’Israël « contre notre peuple ». Dans la nuit, un Palestinien a été tué par les forces israéliennes lors d’affrontements à Naplouse, d’après le ministère de la Santé palestinien.