Invasion de Cuba, parking à Gaza, coup d’État à Augusta : trois ans pour Donald Trump.
Le 20 janvier 2025 à Washington, Donald Trump prêtait serment sur la Bible pour un second mandat à la tête des Etats-Unis. Le 4 novembre 2026, après des résultats décevants pour le camp démocrate aux midterms, Donald Trump crie au complot et encourage ses supporters à prendre d’assaut le Capitole.
« So help me God ». Il y a un an, le 20 janvier 2025 à Washington, Donald Trump prêtait serment sur la Bible pour un second (et peut-être dernier ?) mandat à la présidence des États-Unis. En seulement douze mois, le républicain a déjà modifié une partie de l’Amérique et de ses relations internationales, adoptant le principe de « America First ». Alors, que pourrait-il se passer lors des trois longues années restantes de son mandat ? Avec Trump, les prévisions sont délicates, mais nous avons essayé de jeter un œil sur l’avenir :
8 février 2026. Après une nouvelle nuit de bombardements russes en Ukraine, Donald Trump est en colère. « VLADIMIR, CALM DOWN !!!! », écrit-il sur Truth Social, précisant qu’il est une fois de plus « très déçu » par son « ami ».
9 février 2026. Suite à un appel de 7 minutes au Kremlin, Donald Trump sort tout souriant du Bureau Ovale. « J’adore ce type », déclare-t-il à propos du président russe, ajoutant : « Nous pouvons vraiment accomplir de grandes choses. Oui, de belles choses. Les plus extraordinaires de l’histoire des hommes ».
10 février 2026. Après une nouvelle nuit de bombardements russes en Ukraine, Donald Trump est de nouveau en colère. « VLADIMIR, IT’S ENOUGH !!!! », écrit-il sur Truth Social, ajoutant : « Il va vraiment falloir que nous ayons une conversation tous les deux ».
11 février 2026. Après un coup de fil de 8 minutes au Kremlin… vous connaissez la suite.
2 mars 2026. À la surprise générale, Donald Trump ordonne une invasion militaire nocturne de Cuba, repassant par la Baie des Cochons. L’opération, nommée « Bogota », est confondue avec La Havane.
La prise de l’île est un succès et Donald Trump, depuis la Maison-Blanche, qualifie JFK de « loser pathétique qui a bien mérité une balle dans la tête ». Son neveu et actuel ministre de la Santé, Robert Kennedy Junior, rit à ses côtés… avant de s’inquiéter.
3 avril 2026. Tandis que l’annexion du Groenland stagne malgré des droits de douane imposés à l’UE, Donald Trump s’impatiente. Il décide de changer de cible et souhaite désormais récupérer l’Australie. « Elle est vraiment bien placée sur la carte », justifie-t-il à bord d’Air Force One.
13 juin 2026. Lors du match d’ouverture de sa coupe du monde à Los Angeles, l’équipe américaine de football est sèchement battue par le Paraguay (0-2). Furieux après le match, Donald Trump exige le renvoi immédiat du sélectionneur, Mauricio Pochettino. Il nomme à sa place le golfeur Bryson DeChambeau, qui a joué gardien de but durant son enfance et qui est fan de lui.
7 juillet 2026. Six mois après l’enlèvement de Nicolas Maduro, l’exploitation du pétrole vénézuélien par les majors américaines fonctionne à plein régime. Cependant, le pays est toujours plongé dans le chaos. Donald Trump libère donc le président – toujours en poste – et le remet au pouvoir à Caracas.
« Sans rancune », lui dit-il sur le tarmac de l’aéroport de New York avant son départ, alors qu’on lui retire sa cagoule et ses menottes. « On a un peu discuté tous les deux et en fait, vous savez, c’est un chic type, justifie Trump dans le Bureau Ovale. Il a vraiment fait du super boulot, il mérite de reprendre son poste ».
9 septembre 2026. Malgré la révélation de nouveaux documents compromettants dans l’affaire Epstein – y compris une photo où il apparaît en slip de bain entouré d’une vingtaine de jeunes femmes sur l’île privée du pédocriminel -, Donald Trump continue de nier. « Je ne porte jamais de slip de bain ! », affirme-t-il face à la presse.
10 octobre 2026. Pour une nouvelle fois, le prix Nobel de la paix échappe à Donald Trump. Furieux, il demande à rencontrer immédiatement Alfred Nobel, pour un « tête-à-tête entre hommes ». On lui explique que Nobel est mort depuis plus d’un siècle. « Je veux voir ce Stockholm alors, où est-il ? », rétorque le président américain.
4 novembre 2026. Au lendemain de résultats décevants pour les démocrates aux midterms, Donald Trump crie au complot. Il appelle ses partisans à prendre d’assaut le Capitole, comme en 2021. Mais cette fois, il gracie à l’avance tous les manifestants. Pris de panique, les élus démocrates fuient la ville d’urgence et leur élection est annulée. Tout est bien qui finit bien.
15 janvier 2027. Washington ordonne une 24e hausse consécutive des taxes sur les importations de produits chinois aux États-Unis. Le bras de fer commercial avec Pékin dure depuis deux ans et, selon les derniers relevés, les surtaxes s’élèvent à 1555 % des deux côtés.
Certains touristes américains en visite au Canada ressentent des vertiges en voyant le « vrai » prix des produits électroniques, un mal désormais connu sous le nom de « syndrome d’Ottawa ».
3 mars 2027. À force de multiplier les arrestations – et les exécutions – des personnes en situation irrégulière aux États-Unis, la police de l’immigration (ICE) n’a plus grand monde à arrêter.
La Maison-Blanche demande donc aux agents de l’ICE d’enquêter sur leurs propres membres, sait-on jamais. Des fusillades éclatent aux quatre coins du pays les semaines suivantes, et l’ICE perd officiellement 74 agents « dans l’exercice de leurs fonctions ».
14 mars 2027. Avec 9 nominations, Captain Kirk, le biopic sur le militant ultraconservateur Charlie Kirk, assassiné un an et demi plus tôt, est le favori des Oscars, délocalisés dans l’Utah.
Mark Wahlberg, qui joue le jeune polémiste, vise la catégorie « Meilleur acteur ». Sydney Sweeney, qui incarne son épouse Erika, concourt chez les femmes. Les candidats sont invités à venir armés à la soirée.
24 août 2027. Au cœur de l’été, Donald Trump est en tournée au Proche-Orient. Alors qu’on l’interroge sur la situation à Gaza (qui reste catastrophique) et sur son projet de « riviera » sur le territoire palestinien, il secoue la tête gravement. « Nous nous sommes peut-être un peu emballés. Que voulez-vous, je suis un optimiste ! Mais c’est vrai qu’avec la Riviera, j’ai vu trop gros, trop vite, comme mon casino Taj Mahal. (Silence). J’ai donc un nouveau plan bien meilleur, le meilleur de l’histoire de la planète que vous n’avez jamais vu : nous allons faire de Gaza un parking géant, avec de belles places pour de belles voitures américaines ! » (Silence).
16 novembre 2027. À un an de l’élection présidentielle, Gavin Newsom, le gouverneur démocrate de Californie et farouche opposant de Donald Trump, est bien placé dans les sondages. Ce dernier n’est pas du tout content.
Il décide alors de faire ériger un mur anti-migrants entre la Californie et ses États voisins : l’Arizona, le Nevada et l’Oregon, pour endiguer un « raz-de-marée de dangereux criminels communistes idiots ».
7 janvier 2028. Donald Trump atteint son objectif à Harvard en nommant le Français Pierre-Édouard Stérin président de l’université, afin de conserver un caractère international. La moitié des enseignants sont licenciés, remplacés par des prêtres traditionalistes, et les étudiants doivent porter des mocassins sur le campus.
9 avril 2028 : Après avoir racheté le Masters d’Augusta au président de la fédération américaine de golf – « UN DEMOCRATE DE LA PIRE ESPECE » –, Trump modifie les règles d’inscription pour participer : désormais, tous les anciens vainqueurs « ET LE MEILLEUR PRESIDENT DE L’HISTOIRE DE L’HUMANITE » peuvent concourir au tournoi le plus célèbre du monde.
14 mai 2028. Deux mois avant les JO de Los Angeles, Donald Trump hausse le ton face à la présidente du CIO, Kirsty Coventry. Il menace de « raser intégralement cette crotte de mouche » qu’est le Zimbabwe, son pays d’origine, si elle ne retire pas immédiatement l’organisation de la quinzaine olympique à Los Angeles au profit de Miami. Il sait d’ailleurs déjà où placer la vasque olympique dans sa résidence de Mar-a-Lago.
4 juillet 2028. Donald Trump profite de la Fête nationale américaine pour inaugurer la gigantesque salle de bal qu’il a fait construire à la Maison-Blanche. Les Village People sont de la partie. Cependant, il envisage déjà un nouveau projet : repeindre tout le bâtiment en or et le rebaptiser « Golden House » ?
6 novembre 2028. À la veille de l’élection présidentielle, Donald Trump doit se rendre à l’évidence : il ne peut pas entamer un troisième mandat, la Constitution l’en empêche.
Mais il ne se laisse pas abattre. Il appelle donc son vieil ami Elon Musk, qui vit désormais six mois par an sur la Lune, et lui demande de se faire cryogéniser jusqu’en 2032. Juste pour voir.

