Inflation : « Je leur donne des repas faits maison le midi »… Leurs astuces pour nourrir leurs animaux à moindres frais

Les animaux de compagnie aussi sont touchés par l’augmentation des prix. D’après Michel-Edouard Leclerc, président des comités stratégiques des centres E. Leclerc, le prix des croquettes ou des boîtes de pâté a bondi de 13 % en 2022. Et les perspectives pour cette année ne sont guère meilleures puisque les aliments pour animaux pourraient augmenter de 43 %.

Les aliments pour animaux finissent par peser lourd dans le chariot comme dans le budget. Car oui, les croquettes pour chiens et chats, ont un coût. Comptez environ 3 euros le kilo pour des croquettes « premier prix », entre 3 et 6 euros pour des « milieu de gamme » ou « intermédiaire », entre 6 et 9 euros pour des « premium » et au moins 15 euros pour des croquettes « thérapeutiques ».

« Je fais des recherches pour trouver le fournisseur au meilleur prix »

Pour atténuer l’effet des augmentations, Catherine, 61 ans, qui a répondu à notre appel à témoins, a « anticipé en achetant plusieurs sacs de croquettes à l’avance » et elle est sans cesse à la recherche des meilleurs prix. « Pour mon labrador de 10 ans, je fais essentiellement les achats sur Internet, et je n’hésite pas également à faire des recherches pour trouver le fournisseur au meilleur prix, explique-t-elle. Je recherche aussi tous les codes de réduction possibles. »

Inflation oblige, certains de nos lecteurs ont dû faire quelques concessions et se résoudre à acheter des produits un peu moins qualitatifs. C’est le cas de Christine, 63 ans, qui a abandonné les rations de viande fraîche, de poulet et de dinde, qu’elle donnait à ses huit chats. « A la place, j’achète sur un site Internet fiable des boîtes de viande de fabrication allemande, ainsi que des croquettes en plus grande quantité, raconte-t-elle. Cela ne m’enchante pas mais je n’ai pas le choix », raconte-t-elle. De même, les produits qu’avait pour habitude de se procurer Pascal, 57 ans, restent désormais dans les rayons. « Je n’achète plus les produits Sheba, je m’oriente vers des marques distributeurs », témoigne-t-il.

« Je nourris mes chiens au Barf »

La solution pour faire des économies ne serait-elle pas de partager notre nourriture avec eux ? S’ils ne vont pas jusqu’à offrir une gamelle de cordon-bleu haricots verts à leurs congénères, certains lecteurs ont choisi de préparer eux-mêmes leurs repas. « Je nourris mes deux chiens au Barf », une mixture à base de viande ou poissons et de légumes, confie David, 55 ans. A chaque commande, il se fait livrer environ 100 kg de viande de poulet, lapin, d’agneau, ou encore du poisson. « Le Barf est plus cher à l’achat que la nourriture sèche (croquettes), mais le fait d’acheter en gros permet d’être gagnant au final. Et la santé des chiens s’en ressent, car leurs problèmes de santé moins récurrents », explique-t-il.

Amandine, 23 ans, propose, elle, à ses chats un menu du matin différent de celui du soir. « Je leur donne une dose de croquettes d’une sous-marque et des repas faits maison le midi, et le soir ils ont nos restes de la journée ou de la veille. » Une formule concluante puisque ses chats « adorent ça, et, de notre côté, il y a moins de gaspillage et le paquet de croquettes dure plus longtemps ». Une de nos lectrices pousse l’originalité encore plus loin, puisque du « riz soufflé » est en partie au menu de ses chats.

« Leurs gamelles sont et seront toujours bien remplies »

Mais inflation ou pas, certains propriétaires d’animaux n’entendent pas changer le régime de leur animal, à l’image de Clara, 23 ans : « Je n’ai pas changé l’alimentation de mon chat – des croquettes à 8,90 euros les 70 grammes et des sachets de pâté à 1,50 euro l’unité – car sa santé prime avant tout. » Un point de vue partagé par Lucie. « Si c’est pour finalement provoquer des maladies qui entraîneront des frais vétérinaires plus élevés, ce n’est pas mathématiquement malin ». Agathe confirme : « Je fais des économies sur autre chose, mais sûrement pas sur la nourriture de nos chéris. Peu importe ce qui arrivera, leurs gamelles sont et seront toujours bien remplies. »

Et parfois, le changement est tout simplement impossible parce que nos congénères font les difficiles. Si une de nos lectrices, avait, elle, tenté de nourrir ses chats avec de la pâtée et non des croquettes pour faire des économies, l’idée a bien vite été abandonnée. « J’ai beaucoup de mal à leur faire changer leurs habitudes », confirme-t-elle.