Inde : Décès d’une jeune fille qui aurait été violée et brûlée vive

La victime était membre de la communauté des dalits, autrefois appelés « intouchables » et considérés comme au bas de l’échelle des castes hindoue. Une adolescente indienne de 16 ans qui aurait été violée puis brûlée vive par ses deux agresseurs est morte de ses blessures à l’hôpital, a annoncé ce mardi la police indienne. Elle est morte lundi dans un hôpital de Lucknow en Uttar Pradesh (nord) après avoir été agressée plus tôt en septembre.

Les deux hommes accusés de l’avoir violée et brûlée ont été arrêtés « deux heures après le signalement de l’incident » et la police a assuré la famille d’un suivi adéquat, a déclaré le responsable de la police locale, Dinesh Kumar Prabhu.

La police et les dalits

Des policiers ont été déployés autour de la maison de la famille de la jeune fille « pour prévenir tout incident indésirable », a ajouté Dinesh Kumar Prabhu. La police est souvent accusée de ne pas prendre au sérieux les affaires concernant des dalits.

En outre, dans de précédents cas similaires, des familles issues de basses classes ont été menacées ou attaquées pour les empêcher de témoigner. Les femmes dalits sont victimes de façon disproportionnée de crimes à caractère sexuel, dans un pays où la criminalité à l’encontre des femmes est déjà très élevée.

Une autre affaire macabre

La mort de cette jeune fille survient moins d’une semaine après la découverte des corps de deux sœurs dalits, âgées de 15 et 17 ans, pendus à un arbre près de leur village. Elles auraient été violées et étranglées par six hommes qui ont été arrêtés. Les deux affaires se sont produites dans l’Uttar Pradesh, un Etat pauvre de près de 230 millions d’habitants où ce genre de crimes fait régulièrement les gros titres.

Fin 2020, les autorités de l’Etat avaient suscité l’indignation dans le pays en faisant incinérer en pleine nuit, avant toute autopsie, une jeune dalit de 19 ans violée et tuée par quatre hommes de castes supérieures, selon la famille. Près de 32.000 viols ont été recensés en 2021 en Inde, selon les chiffres du gouvernement – ils sont jugés largement inférieurs à la réalité, de nombreux cas restant non signalés.