Incidents au stade de France : Vêtu d’un maillot de Liverpool, un élu communiste de Paris demande la démission du préfet Lallement

« Aujourd’hui, le monde entier découvre la méthode du préfet Lallement alors que nous la supportons depuis bien trop longtemps », a dénoncé devant le Conseil de Paris Nicolas Bonnet-Oulaldj, le chef des élus communistes, vêtu d’un maillot des Reds de Liverpool. « C’est sa doctrine du maintien de l’ordre », faite de « répression plutôt que de l’apaisement » et de « l’utilisation disproportionnée de la force », qui est en cause « dans le fiasco de samedi », lors de la finale de la Ligue des champions, a affirmé l’élu parisien.

Selon Gérald Darmanin, « 30.000 à 40.000 supporteurs anglais se sont retrouvés au Stade de France, soit sans billet, soit avec des billets falsifiés », ce qui a entraîné un engorgement massif, des débordements et une intervention des forces de l’ordre. Mais pour Nicolas Bonnet-Oulaldj, qui avait déjà demandé fin 2020 la démission de Gérald Darmanin et Didier Lallement, « ce ne sont pas les faux billets qui sont en cause : l’UEFA évalue aujourd’hui leur nombre à 2.800. Ce mensonge de Gérald Darmanin ne masque en rien son incompétence ».

Didier Lallement absent des débats

D’ordinaire présent lors des questions d’actualité, Didier Lallement était absent mercredi « pour des questions de réserve électorale » avant les législatives, avait indiqué mercredi dernier le premier adjoint (PS) Emmanuel Grégoire. Pour Nicolas Bonnet-Oulaldj, le fiasco autour de la finale entre le Real Madrid et Liverpool « nous pose la question de l’organisation des prochains grands événements populaires à Paris » et notamment des Jeux olympiques de 2024, avec « bien plus de 10 millions de personnes » en visite dans la capitale. « Aujourd’hui, le doute est là sur la capacité de notre pays à organiser de grands événements », a abondé Nicolas Nordman, adjoint (PS) à la sécurité de la maire Anne Hidalgo.

Dans une intervention séparée mercredi, les élus communistes soulignent que sur 35.000 agents de sécurité nécessaires aux JO, en plus des forces de police nationale et de gendarmerie, « seuls 13.000 pourraient être aujourd’hui pourvus par les sociétés de sécurité privée ». Face aux 22.000 agents de sécurité manquants selon eux, les élus communistes réclament des « rencontres de l’emploi spécifiques aux métiers » des Jeux.