Incendie à Saint-Laurent-de-la-Salanque : Un huitième mort extrait des décombres

Un huitième mort a été extrait des décombres de l’incendie à Saint-Laurent-de-la-Salanque (Pyrénées-Orientales), a fait savoir ce lundi le procureur de Perpignan, Jean-David Cavaillé . Jusqu’ici le bilan faisait état de sept morts dans ce drame qui s’est déroulé dans la nuit de dimanche à lundi, lors d’un incendie déclenché par une explosion. Un bébé figure parmi les victimes. Ce bilan « provisoire » pouvait « malheureusement évoluer », avait affirmé lundi matin le procureur.

Et les pompiers ont, en effet, repris mardi la recherche d’éventuelles autres victimes dans les décombres des immeubles qui ont brûlé à Saint-Laurent-de-la-Salanque, et devaient, ce mardi, procéder à une délicate sécurisation des bâtiments, ce qui retarde le travail d’enquête sur les lieux.

« Dans ce bâtiment, les planchers menacent de s’écrouler »

Un des immeubles n’a pas encore pu être inspecté. Il « est trop impacté par le feu. On ne peut pas retrouver toutes les victimes actuellement, on ne peut pas y pénétrer. Dans ce bâtiment, les planchers menacent de s’écrouler », a déclaré à des journalistes Olivier Di Bartolomeo, commandant des pompiers mobilisés dans le centre de ce bourg de 10.000 habitants des Pyrénées-Orientales. « Il n’y a plus aucun espoir » de retrouver des survivants, a-t-il ajouté.

Dans la nuit de dimanche à lundi, vers 01h30, une explosion a endommagé plusieurs commerces et appartements, ensuite atteints par les flammes. Un bébé de quelques mois et un enfant de deux ans figurent parmi les sept morts, surpris dans leur sommeil. Un homme, qui a sauté du 2e étage pour échapper aux flammes, a été grièvement blessé. Des habitants du quartier ont été évacués, beaucoup en état de choc, vers des salles municipales. Une cellule de soutien psychologique a été mise à leur disposition.

Une enquête pour « incendie volontaire ayant entraîné la mort » a été ouverte

Mardi matin, de la fumée émanait encore d’un des immeubles car des poutres continuent de se consumer. Mais aussitôt l’incendie maîtrisé, des gendarmes ont procédé à des constatations et des prélèvements. Ils ont été rejoints par des spécialistes de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) et des experts en incendie. Une dizaine d’enquêteurs prenaient des photos et effectuaient des marquages au sol. « L’expertise (à l’intérieur des bâtiments) ne pourra avoir lieu que demain (mercredi) et sous réserve de la sécurisation des immeubles », selon une source du parquet.

L’explosion s’est semble-t-il produite au rez-de-chaussée des immeubles, où se trouvent une épicerie et un local de restauration rapide. Une enquête pour « incendie volontaire ayant entraîné la mort » a été ouverte par le procureur de Perpignan, Jean-David Cavaillé, qui estimait lundi qu’il était « trop tôt en l’état pour déterminer si la cause est accidentelle ou criminelle ». L’enquête devra préciser si des bouteilles de gaz, entreposées à l’épicerie, sont à l’origine du drame.