France

Incendie à Crans-Montana : Renforcement des contrôles des établissements festifs en France

Quarante personnes ont perdu la vie, et des centaines d’autres ont été blessées, dans l’incendie d’un bar de Crans-Montana, lors de la nuit du Nouvel An. Le ministre de l’Intérieur a écrit, le 8 janvier dernier, aux préfets afin de leur demander de renforcer la « vigilance » sur les établissements les plus importants « accueillant également des soirées festives ».


Le drame survenu à Crans-Montana a suscité une vive émotion au-delà des frontières de la Suisse. Quarante personnes ont perdu la vie et plusieurs centaines d’autres ont été blessées dans l’incendie d’un bar de cette station de ski durant la nuit du Nouvel An. Selon les premiers éléments de l’enquête, cet incendie a été causé par des bougies étincelantes mises en contact avec une mousse acoustique installée au plafond du sous-sol de l’établissement.

Des questions se posent également concernant la présence et l’accessibilité des extincteurs, ainsi que la conformité des sorties de secours de ce bar, Le Constellation.

Salles de danse en sous-sol

En France, le ministre de l’Intérieur a adressé, le 8 janvier dernier, une lettre aux préfets pour leur demander de renforcer la « vigilance » envers les établissements majeurs « accueillant également des soirées festives ». Deux types de réglementation existent : celle relative aux débits de boissons et celle concernant les salles de danse. « Un débit de boissons qui souhaite organiser des soirées dansantes doit le déclarer et respecter les obligations prévues », a précisé Laurent Nunez dans un télégramme daté du 8 janvier, consulté par 20 Minutes.

Le ministre de l’Intérieur a donc demandé aux préfets de veiller à ce que ces lieux « respectent la réglementation », notamment celle applicable aux salles de danse. « La commission de sécurité doit vérifier cela lors de ses contrôles périodiques. » Ces établissements doivent signaler cette « double activité » et les services de l’État doivent s’assurer que « les contrôles périodiques sont à jour et que les non-conformités constatées ont été corrigées ». « Votre attention sera portée en priorité sur ceux qui disposent d’un sous-sol », a insisté Laurent Nunez.

« Une visite inopinée »

Il a également rappelé aux préfets que les « petits établissements » doivent respecter les mêmes règles de sécurité dès lors qu’ils accueillent au moins 20 personnes en sous-sol « pour une activité de salle de danse ». Le ministre de l’Intérieur a demandé aux préfets de faire preuve de « vigilance particulière à l’égard de ces établissements de 5e catégorie qui, pour échapper à la réglementation applicable, n’ont pas respecté leurs obligations et ne seraient donc pas connus des commissions de sécurité à ce titre ».

« Il est important de les identifier et de les recenser avec l’aide des maires de votre département ainsi que des forces de sécurité intérieure qui pourraient avoir constaté des troubles de voisinage ou de l’ordre public dus à cette activité non déclarée », a ajouté l’hôte de la place Beauvau. Ces établissements « pourront faire l’objet d’une visite inopinée par la commission de sécurité compétente afin de s’assurer du respect des dispositions réglementaires en matière de sécurité contre les risques d’incendie ».