France

Incendie à Crans-Montana : Jacques Moretti en détention provisoire 3 mois

Jacques Moretti, propriétaire du bar à Crans-Montana, a été placé en détention provisoire pour trois mois en raison de « homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence ». Aucune inspection sécurité et incendie du bar n’avait été effectuée depuis 2019, selon la commune de Crans-Montana.


Jacques Moretti, propriétaire du bar à Crans-Montana où un incendie a fait 40 morts et 116 blessés lors de la nuit du Nouvel An, a été placé en détention provisoire pour une durée de trois mois, selon une source proche du dossier. Il est accusé, avec sa compagne, d’« homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence ». D’après les premiers éléments de l’enquête, le drame serait dû à des bougies étincelantes qui ont été en contact avec une mousse insonorisante fixée au plafond du sous-sol de l’établissement.

Jacques Moretti avait été placé en détention préventive vendredi dernier et est considéré comme le principal suspect par le ministère public du canton à Sion, la capitale régionale. Ce dernier a annoncé son placement en détention provisoire, estimant qu’en raison de ses déclarations, de son parcours de vie et de sa situation tant en Suisse qu’à l’étranger, le risque de fuite était « concret ». Sa compagne, Jessica Moretti, a quant à elle pu quitter les lieux libre.

Des personnes originaire de 19 nationalités ont été touchées par cette tragédie qui a causé 40 décès, dont la moitié de mineurs, ainsi que 116 blessés, pour la plupart gravement brûlés. Parmi eux, 83 restent à ce jour hospitalisés en Suisse ainsi qu’en France, en Italie, en Allemagne et en Belgique. L’« embrasement généralisé » et soudain du bar a piégé les clients, principalement des adolescents et de jeunes adultes.

Lors de cette soirée de la Saint-Sylvestre, le bar était plein, et des vidéos partagées sur les réseaux sociaux ont montré des scènes de panique avec des personnes cherchant désespérément à s’échapper. Mardi dernier, la commune de Crans-Montana a reconnu qu’aucune inspection en matière de sécurité et d’incendie du bar n’avait été réalisée depuis 2019, provoquant l’indignation des familles des victimes.