Ille-et-Vilaine : La FNSEA, premier syndicat agricole, porte plainte contre les « pisseurs involontaires »

Un agriculteur épand du glyphosate dans un champ en Sarthe (illustration). — JF.Monier/AFP

  • L’antenne bretonne du syndicat FNSEA attaque en justice les « pisseurs involontaires de glyphosate ».
  • Ces militants écologistes aveint déposé plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui » après des analyses d’urine.
  • Le syndicat agricole breton conteste les résultats et dénonce une « manipulation ».

Ils se surnomment les « pisseurs involontaires de glyphosate ». Depuis l’an passé, ces militants écologistes multiplient les analyses d’urine et campagnes de communication pour dénoncer les effets néfastes sur la santé de l’herbicide. A Rennes, 87 d’entre eux avaient déposé plainte fin novembre pour « mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et atteinte à l’environnement » à la suite de prélèvements d’urine réalisés auprès de laboratoires indépendants révélant un taux de glyphosate jugé anormalement élevé. Dans leur viseur : les agriculteurs utilisant des pesticides, mais aussi les distributeurs et les autorités sanitaires.

Ces actions en justice, très médiatiques, ont le don d’énerver au plus haut point la FNSEA, premier syndicat agricole français. Son antenne départementale d’Ille-et-Vilaine (FDSEA 35) a ainsi décidé de contre-attaquer en déposant plainte à son tour contre les « pisseurs involontaires ». C’est chose faite ce vendredi, annonce-t-elle. Objectif : « dénoncer les procédés de communication mensongers de ce collectif ainsi que l’incitation au harcèlement et à la violence contre les agricultrices et les agriculteurs français ».

« Une manipulation de masse »

« Il n’est plus acceptable ni supportable que de tels agissements et de telles manipulations de nos concitoyens restent impunis », justifie Cédric Henry, président de la FDSEA 35. Le syndicat breton avait mené sa propre campagne d’analyses d’urine auprès d’agriculteurs potentiellement exposés. Or, selon, le syndicat, les résultats ne révèlent aucune présence de glyphosate pour 42 prélèvements sur 46. « La situation catastrophique tant décriée par les pisseurs n’est pas conforme à la réalité. Nous sommes bien face à une manipulation de masse, à une manipulation des chiffres, à des interprétations d’analyses hasardeuses et mensongères », estime Cédric Henry.

En France, plus de 5.000 plaintes auraient déjà été déposées par des « pisseurs involontaires », selon les organisateurs. L’ensemble des saisines pourrait faire l’objet d’un procès l’année prochaine.

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