Hôpital : La ministre de la Santé demande « une évaluation » sur la radicalisation

Agnès Buzyn, ministre de la Santé — Jacques Witt/SIPA

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a demandé « très récemment » une note pour avoir « un suivi des signes de radicalisation à l’hôpital », après l’attaque meurtrière d’un fonctionnaire soupçonné de radicalisation islamiste la semaine dernière à la préfecture de police de Paris.

« On a un suivi des signes de radicalisation à l’hôpital et j’ai redemandé très récemment qu’on me fasse une évaluation de ce qui se passe dans les différents secteurs sanitaires et médico-sociaux », a déclaré ce dimanche la ministre sur le plateau de CNews/Europe1/Les Échos, ajoutant qu’elle attendait « les remontées ».

Une évaluation déjà demandée il y a un an

Dans chaque département, il y a « un référent sur la radicalisation dans les Agences régionales de santé, qui sont en lien avec les directeurs d’établissements pour les aider à gérer d’éventuels problèmes », a expliqué Agnès Buzyn, qui suit « cela de très près ».

La ministre, qui avait déjà demandé « il y a un an » cette évaluation, a indiqué qu’il y avait « relativement peu de difficultés, de signaux d’alerte » remontés du terrain, citant comme exemple le cas de directeurs d’hôpitaux qui auraient « du mal à gérer des personnels qui demanderaient à faire la prière ou porteraient le voile ».

Les mots du président

Emmanuel Macron avait appelé mardi « la Nation tout entière » à « faire bloc » pour combattre « l’hydre islamiste », lors d’un hommage aux quatre fonctionnaires tués à la préfecture de police.

« Le président de la République n’a fait que mettre des mots à quelque chose que nous sentons tous », a défendu la ministre. « Il y a une nécessité pour chacun d’entre nous d’être attentif à ce qui se passe autour de soi (…). La vigilance, ce n’est pas de la délation ».

« Quand on voit qu’il y a eu une personne radicalisée au sein même d’un service en charge du terrorisme dans la préfecture de police de Paris, on sent bien que ce n’est pas un problème de procédure ou de loi, c’est que les personnes qui étaient autour du tueur ont repéré des choses et n’ont peut-être pas suffisamment alerté ou les personnes qui ont été alertées n’ont pas fait remonter », a-t-elle estimé.

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