Homme tué dans le Val-d’Oise : La mise en examen des deux agents de la sûreté SNCF est « normale », selon les syndicats

La mise en examen pour « meurtre » de deux agents de la sûreté ferroviaire qui ont abattu mercredi un homme armé d’un couteau dans le Val-d’Oise est « normale », estiment deux syndicats de cheminots, qui espèrent que leur contrôle judiciaire « allégé » préjuge d’un futur « non-lieu ».

Les faits sont d’une rare gravité et le chef d’accusation plus lourd que celui requis par le parquet, mais « c’est la procédure normale », a déclaré le secrétaire général de la CGT​-Cheminots, Laurent Brun. Mercredi après-midi, deux agents de la Suge – la police du rail – ont abattu de plusieurs balles un homme de 36 ans, armé d’un couteau, qui menaçait un groupe d’enfants à Ermont-Eaubonne. Une scène filmée par un passant et diffusée dans la foulée sur les réseaux sociaux.

Vers un non-lieu ?

Vendredi soir, un juge d’instruction a décidé de leur mise en examen pour « meurtre », alors que le parquet avait demandé que les faits soient qualifiés en « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». « On aurait préféré ce chef d’inculpation, mais c’est relativement normal du point de vue du droit », reconnaît Frédéric Fournier, de l’Unsa-Ferroviaire.

Les syndicats relèvent surtout que les deux agents de la Suge ont été laissés libres sous contrôle judiciaire. « Une mesure judiciaire allégée » au regard des faits, souligne Frédéric Fournier, qui y décèle « un regard bienveillant par rapport aux poursuites ». « Ça indique que le juge s’oriente vers la confirmation de la légitime défense », selon Laurent Brun, prédisant que « les camarades devraient bénéficier d’un non-lieu au bout ».