Haut-Rhin : Un père mis en examen pour séquestration de son fils plus d’un an
Un homme de 43 ans a été mis en examen pour la séquestration pendant plus d’un an de son fils de neuf ans dans une camionnette, où celui-ci a été retrouvé nu et dénutri. La compagne du père, âgée de 37 ans, a été mise en examen pour non-assistance à mineur de moins de 15 ans en danger et non dénonciation de mauvais traitements.
Un homme de 43 ans a été mis en examen pour avoir séquestré son fils de neuf ans pendant plus d’un an dans une camionnette, où l’enfant a été découvert nu et dénutri, a annoncé vendredi le procureur de la République de Mulhouse, Nicolas Heitz.
La compagne du père a également été mise en examen pour non-assistance à mineur de moins de 15 ans en danger et non dénonciation de mauvais traitements, privations, agressions ou atteintes sexuelles.
Les gendarmes ont retrouvé l’enfant lundi à Hagenbach (Haut-Rhin) après avoir été alertés par une habitante ayant entendu des « bruits d’enfant » provenant d’une camionnette garée dans une cour commune à plusieurs habitations.
Après avoir ouvert la camionnette, les militaires ont découvert l’enfant « couché en position foetale, nu, recouvert d’une couverture sur un monticule de déchets et à proximité d’excréments ». En raison de sa position prolongée, l’enfant, « pâle et manifestement dénutri », ne pouvait plus marcher, a précisé le procureur. Il a été immédiatement pris en charge à l’hôpital de Mulhouse.
Le père, qui vivait avec sa compagne âgée de 37 ans et leurs deux autres enfants, a reconnu avoir séquestré et privé de soins le petit garçon. Il a déclaré l’avoir « mis dans cette camionnette à partir de novembre 2024 pour le protéger car sa compagne voulait le faire interner en psychiatrie », a indiqué le procureur.
Le père a affirmé qu’il avait laissé sortir l’enfant avec lui jusqu’en mai 2025 et qu’il lui avait permis d’accéder à l’appartement à l’été 2025, lorsque le reste de la famille était en vacances. Selon lui, sa compagne se doutait de quelque chose, mais ne savait pas que son fils était dans le véhicule. De son côté, la compagne a contesté l’intégralité des faits.

