Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine vise la Chine et la centrale de Zaporojie « est intenable »

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

Le fait du jour

Vladimir Poutine s’est rendu mardi aux manœuvres militaires de grande envergure auxquelles participent plusieurs pays alliés (Biélorussie, Syrie, Inde et Chine), dans l’Extrême-Orient russe. Selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par les agences de presse russes, Vladimir Poutine est arrivé au terrain d’entraînement militaire de Sergueïevski, l’un des sites de ces exercices, baptisés Vostok-2022 (Orient-2022).

Les exercices Vostok-2022 ont débuté jeudi dernier avec des manœuvres d’avions de combat, des déplacements d’unités de lutte antiaérienne et des simulations de déminage en mer du Japon, selon le ministère russe de la Défense. Ils doivent se dérouler jusqu’au 7 septembre. Selon Moscou, plus de 50.000 militaires, plus de 5.000 pièces d’armement et d’équipements militaires, dont 140 aéronefs et 60 navires de guerre et de soutien, doivent être mobilisés lors de ces exercices.

La phrase du jour

« L’Europe récolte ce qu’elle a semé. L’attitude de l’Europe envers Vladimir Poutine et les sanctions l’ont conduit, qu’on le veuille ou non, à dire : « si vous faites comme cela, je ferai ceci ». »

Tels sont les mots de Recep Tayyip Erdogan prononcés lors d’une conférence de presse à Ankara. Le président turc a ainsi imputé la crise énergétique en Europe aux sanctions prises contre la Russie, reprenant à son compte un argument du Kremlin brandi la veille.

Le chiffre du jour

326. C’est, en milliards de dollars, le coût estimé de la guerre en Ukraine, d’après un premier bilan du Premier ministre ukrainien Denys Chmyhal. Plus de 100 milliards concernent directement la reconstruction des infrastructures détruites par la guerre.

La tendance du jour

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’est prononcée en faveur de la mise en place d’une « zone de sécurité » pour empêcher un accident nucléaire à la centrale ukrainienne de Zaporojie, occupée depuis six mois par les Russes. « Il est urgent de prendre des mesures provisoires »,, écrit l’instance onusienne dans un rapport de 52 pages rendu public mardi, préconisant « l’établissement d’une zone de sécurité nucléaire et de protection » de ce complexe du sud de l’Ukraine.

« Les bombardements sur le site et dans les environs doivent cesser tout de suite pour éviter de provoquer de nouveaux dommages aux installations », a-t-elle insisté, soulignant « les conditions extrêmement stressantes » dans lesquelles travaille le personnel ukrainien, sous le contrôle des militaires russes. « La situation actuelle est intenable », a résumé l’AIEA, cette centrale ayant été touchée ces dernières semaines, au risque de provoquer un grave accident nucléaire, par de multiples frappes dont Kiev et Moscou s’accusent mutuellement.