Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine boude l’Occident pour le Nouvel An et drague la Chine

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

Le fait du jour

Pour la nouvelle année, le président russe Vladimir Poutine a décidé qu’il n’enverrait pas ses vœux de réussite aux présidents américain Joe Biden, français Emmanuel Macron et au chancelier allemand Olaf Scholz. « Ces homologues ne nous envoient aucuns vœux. De fait, nous n’avons aucun contact avec eux. Et compte tenu des actes inamicaux qu’ils entreprennent en permanence, le président ne leur enverra pas de vœux », a déclaré vendredi Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe.

A l’inverse, Vladimir Poutine a d’ores et déjà envoyé ses vœux de bonne année à plusieurs dirigeants proches ou alliés du Kremlin. Selon une liste communiquée par la présidence russe, le dirigeant russe a félicité les présidents chinois Xi Jinping, turc Recep Tayyip Erdogan, syrien Bachar al-Assad, vénézuélien Nicolas Maduro, ainsi que le Premier ministre indien Narendra Modi. Le président russe a également envoyé ses vœux à deux anciens dirigeants occidentaux : l’Italien Silvio Berlusconi et l’Allemand Gerhard Schröder.

La phrase du jour

Ce n’est pas facile, c’est dur, mais je suis convaincu que nous nous en sortirons et que l’agression russe échouera afin que tous les autres agresseurs potentiels du monde n’osent pas répéter ce que fait la Russie. »

Tels sont les mots du président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky. Dans un post Facebook, vendredi, à la mi-journée, le président ukrainien a tenu, à quelques heures de la fin de l’année, à rappeler son engagement « pour les valeurs qui unissent l’Europe et le monde démocratique, pour la valeur globale de la vie ». Alors que les perspectives d’un cessez-le-feu semblent lointaines, Volodymyr Zelensky a déclaré se battre contre « tout ce que l’État terroriste [la Russie] tente de détruire ».

Le chiffre du jour

2e. C’est la place de l’Ukraine dans le classement de Reporters sans frontières des pays les plus dangereux pour les journalistes en Europe. De 2003 à 2022, 1.668 journalistes ont été tués dans le monde, soit 80 par an en moyenne, selon un rapport publié vendredi, l’Irak et la Syrie dominant le classement des pays les plus dangereux pour la profession.

En Ukraine, huit journalistes ont perdu la vie depuis l’invasion russe de février, s’ajoutant aux 12 journalistes qui y avaient été tués « au cours des 19 années précédentes ». En première place du classement européen, on retrouve la Russie, avec 25 professionnels de la presse tués en vingt ans.

La tendance du jour

Vendredi, Vladimir Poutine continue de draguer, avec succès, la Chine de Xi Jinping. Ce jour, le dirigeant russe a déclaré vouloir renforcer la coopération militaire avec la Chine, lors d’une rencontre par visioconférence avec le dirigeant chinois, louant la résistance de Moscou et Pékin face aux « pressions » occidentales. « Dans le contexte des pressions sans précédent et des provocations de l’Occident, nous défendons nos positions de principe », s’est ainsi félicité Vladimir Poutine.

Selon ce dernier, « la coordination entre Moscou et Pékin sur la scène internationale […] sert à la création d’un ordre mondial juste, fondé sur le droit international [et] à la sécurité de nos pays ». De son côté, Xi Jinping a fait l’éloge du « partenariat global et de la coopération stratégique » russo-chinois qui « font preuve dans cette nouvelle ère de la maturité et de la résistance au stress », selon ses propos traduits en russe et publiés par le Kremlin.

En évoquant cette rencontre virtuelle entre Xi Jinping et Vladimir Poutine, la chaîne de télévision nationale chinoise s’est enthousiasmée : « la Chine est prête à travailler avec la Russie […] pour s’opposer à l’unilatéralisme, le protectionnisme et l’intimidation ».