Guerre en Ukraine : Un scandale de corruption agite Kiev, Varsovie presse Berlin sur les chars lourds

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

En plein conflit, un scandale de corruption secoue l’Ukraine. Cinq gouverneurs régionaux et quatre vice-ministres ont été démis de leurs fonctions, a annoncé mardi le gouvernement.

Ces hauts fonctionnaires auraient touché des pots-de-vin en lien avec les contrats d’approvisionnement de l’armée. Viatcheslav Chapovalov fait partie des mis en cause. Le vice-ministre de la Défense est ainsi accusé d’avoir participé à la signature d’un contrat à un prix surévalué sur les produits alimentaires destinés à ses soldats, comme le révèle le média ukrainien ZN.UA.

Le montant du contrat s’élèverait à 324 millions d’euros avec des prix établis « deux à trois plus élevés » que les tarifs actuels en vigueur pour les produits alimentaires de base.

Les problèmes de corruption en Ukraine n’ont pas commencé avec la guerre : le pays était classé à la 122e place sur 180 sur l’indice de perception de la corruption de l’ONG Transparency International en 2021.

La phrase du jour

Il n’y a aucune indication montrant que la Russie a changé ses objectifs en Ukraine  »

La phrase est signée Jens Stoltenberg. Lors d’une conférence de presse à Berlin, mardi, le secrétaire général de l’Otan a insisté sur l’importance de livrer davantage d’armes lourdes à l’Ukraine pour permettre au pays de repousser les forces russes.

Sur le dossier des chars lourds, le chef de l’organisation politico-militaire s’est montré « confiant », estimant qu’une solution sera « bientôt » trouvée, alors que l’Allemagne, les Etats-Unis et la France ne répondent pas, pour l’heure, aux appels de l’Ukraine qui réclame la livraison de chars lourds.

Le chiffre du jour

25. Comme le nombre de morts dans la région de Belgorod depuis le début de la guerre, selon le gouverneur de la région, Viatcheslav Gladkov. Cette région russe est située à 40 kilomètres de la frontière russo-ukrainienne, et à environ 80 kilomètres de Kharkiv, à l’est de l’Ukraine.

« L’Ukraine, l’ennemi, bombarde des villages pacifiques. Nous avons 25 personnes tuées et 96 blessées », a déclaré le gouverneur à Vladimir Poutine lors d’un entretien diffusé à la télévision publique. C’est la première fois depuis le début du conflit qu’un bilan de victimes pour une région est officiellement dévoilé par les autorités.

La tendance

Sous pression depuis plusieurs jours, l’Allemagne a promis mardi de répondre en urgence à la Pologne. Varsovie, qui compte livrer 14 chars Leopard 2 de fabrication allemande à l’Ukraine, doit obtenir l’aval de Berlin avant d’acheminer ce type de matériel militaire.

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a dit espérer une réponse rapide, « parce que les Allemands tardent, tergiversent, agissent d’une manière difficile à comprendre ».

Au cours d’une conférence commune avec le chef de l’Otan mardi, Boris Pistorius, le ministre allemand de la Défense, a « expressément encouragé les pays partenaires qui ont des chars Leopard prêts à être déployés à entraîner les forces ukrainiennes sur ces chars ». Berlin bouge certes, mais pas assez au goût des Ukrainiens et de certains de leurs alliés.