Guerre en Ukraine : Un ministre de Zelensky meurt dans un crash d’hélicoptère, le Canada livre des blindés à Kiev

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Le chaos à Brovary. Ce mercredi, dans cette ville de 100.000 habitants située en banlieue de Kiev, un hélicoptère s’est écrasé près d’une école maternelle et d’un immeuble d’habitation. Le ministre de l’Intérieur ukrainien, Denys Monastyrsky, qui se trouvait à bord, n’a pas survécu au crash. L’appareil devait se rendre près d’une zone de combat.

Au gré des différentes annonces des autorités, le bilan du nombre de victimes a évolué au fil de la journée. La dernière communication sur l’accident faisait état de 14 morts, dont un enfant. Vingt-cinq personnes sont blessées, dont 11 enfants, tandis que l’appareil comptait en son sein neuf individus, dont le ministre et son adjoint.

Les dirigeants internationaux n’ont pas manqué de réagir à cet accident. « Attristé par la mort tragique du ministre de l’Intérieur ukrainien Denys Monastyrsky. Pensées pour toutes les victimes de ce terrible événement survenu à proximité d’une école maternelle, pour les enfants et les familles. La France présente ses condoléances à ses amis ukrainiens », a commenté Emmanuel Macron, dans un tweet publié en français et en ukrainien.

Le président du Conseil Européen Charles Michel et le chancelier allemand Olaf Scholz ont aussi réagi, tandis que Volodymyr Zelensky a déploré une « terrible tragédie ».

La phrase du jour

Une victoire est garantie, je n’ai aucun doute. »

Tels sont les mots de Vladimir Poutine. En visite ce mercredi dans une usine d’armement à Saint-Pétersbourg, le président russe a affirmé une nouvelle fois être persuadé du succès de ses troupes en Ukraine, malgré plusieurs revers importants depuis le déclenchement de la guerre, il y a presque un an.

« L’unité du peuple russe, le courage et l’héroïsme de nos soldats […] et, bien évidemment, le travail de notre secteur militaire et industriel », pourrait conduire la Russie au succès selon le dirigeant. Le maître du Kremlin a réitéré ses accusations à l’encontre de l’Ukraine, qualifié de régime « néonazi », tout en expliquant vouloir protéger les habitants de l’Est séparatiste ukrainien.

Le chiffre du jour 

200. Comme le nombre de blindés légers promis par le Canada à Kiev. « Ces véhicules sont dotés des meilleures technologies de pointe et des armes peuvent facilement y être installées », a détaillé la ministre de la Défense canadienne Anita Anand, en visite dans la capitale ukrainienne.

Présent au forum de Davos, en Suisse, le maire de Kiev Vitali Klitschko s’est montré confiant quant à la livraison d’armes supplémentaires à l’Ukraine. « Officieusement, j’ai des signaux très bons et positifs », a commenté l’ancien boxeur.

Tandis que le Royaume-Uni a annoncé vouloir remettre à Kiev des blindés Challenger 2, des premiers chars lourds de fabrication occidentale, la pression s’accroît sur l’Allemagne, qui ne livre pour l’instant pas d’engins lourds à son allié ukrainien.

Mais les lignes pourraient bouger vendredi, à Ramstein (Allemagne), au sein du groupe de contact pour l’Ukraine dirigé par les Etats-Unis. Les alliés de l’Otan vont fournir à Kiev des armes « plus lourdes et plus modernes », a promis mercredi Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’organisation.

La tendance 

Sberbank s’installe en Crimée. La première banque russe va y ouvrir des bureaux malgré les sanctions américaines et européennes visant cette péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014.

« Au cours de l’année, des bureaux de la banque seront ouverts, les premiers d’entre eux dans les plus grandes villes commenceront à fonctionner au cours du premier semestre », a indiqué Sberbank, se félicitant d’avoir « déjà installé les premiers guichets automatiques de la banque » dans la région.