Guerre en Ukraine : Trump promet sécurité à Kiev, sous-marin russe en mer
Le 15 décembre, au 1.391e jour du conflit en Ukraine, les négociateurs américains et ukrainiens ont fait preuve d’optimisme après un deuxième round de discussion à Berlin, où les États-Unis auraient offert des « garanties de sécurité très fortes » pour l’Ukraine, similaires à celles de l’article 5 du traité de l’Otan. Par ailleurs, l’Union européenne a ajouté 40 nouveaux navires de la flotte fantôme russe à sa liste de sanctions, comprenant également cinq personnes et quatre entités impliquées dans l’exportation de pétrole depuis la Russie.

Vous avez manqué les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes récapitule pour vous chaque soir. Voici les points essentiels de ce lundi 15 décembre, au 1.391e jour du conflit.
Le fait du jour
La paix en Ukraine est-elle à portée de main ? Un climat d’optimisme prévalait en tout cas ce lundi soir du côté des négociateurs américains et ukrainiens après un deuxième tour de discussions à Berlin, en Allemagne. Les États-Unis auraient proposé des « garanties de sécurité très fortes » pour l’Ukraine, similaires à celles de l’article 5 du traité de l’Otan, a déclaré un haut responsable américain.
Cet article, fondamental pour l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, établi pendant la Guerre froide, stipule un principe d’assistance mutuelle en cas d’attaque contre un des membres. En pratique, il place les pays concernés sous la protection militaire des États-Unis, y compris sur le plan nucléaire.
« Tout ce dont les Ukrainiens ont besoin selon nous pour se sentir en sécurité est inclus » dans le volet sécurité du projet d’accord, a souligné le haut responsable lors d’un entretien avec la presse. Volodymyr Zelensky a lui-même évoqué des discussions « productives », tout en précisant qu’il subsistait des « différences » sur les délicates questions territoriales.
Ces « progrès » devaient être discutés ce jeudi soir à Berlin lors d’un dîner réunissant les alliés européens de Kiev, en présence d’Emmanuel Macron. Un appel de Donald Trump aux invités était également prévu.
La déclaration du jour
« C’est toujours l’éternelle caricature de chars qui arriveraient sur Belfort ou sur Strasbourg. Il n’en est rien. En revanche, on peut être désormais défait sans être envahi. »
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a fait appel aux émotions des sénateurs pour les inciter à approuver une augmentation de 6,7 milliards d’euros de crédits pour les armées. « La manière de s’en prendre à la nation française dans les années à venir sera beaucoup plus hybride que par le passé », a-t-il également souligné.
Le chiffre du jour
40. C’est le nombre de nouveaux navires de la flotte fantôme russe inclus ce lundi dans la liste des sanctions de l’Union européenne. Cette liste comprend également cinq personnes et quatre entités, sanctionnées pour avoir facilité l’exportation de pétrole depuis la Russie.
Les personnes mentionnées sont des hommes d’affaires liés, directement ou indirectement, aux grandes entreprises pétrolières d’État russes Rosneft et Lukoil. Les entités concernées sont des sociétés de transport maritime basées aux Émirats arabes unis, au Vietnam et en Russie, qui possèdent ou gèrent des pétroliers sanctionnés par l’UE ou d’autres. L’UE a également décidé de sanctionner 12 personnes accusées de désinformation ou de diffusion de fausses nouvelles, dont un ressortissant franco-russe, Xavier Moreau, considéré comme un « relais de la propagande du Kremlin en Europe », selon le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.
La tendance
Négocier ne signifie pas renoncer à poursuivre les combats. C’est le cas notamment dans le domaine naval. L’Ukraine affirme avoir touché un sous-marin russe stationné dans le port de Novorossiïsk en mer Noire. « Pour la première fois de l’histoire, des drones sous-marins Sub Sea Baby ont fait exploser un sous-marin russe » de classe Kilo, ont déclaré les services de sécurité ukrainiens (SBU) sur Telegram. « À la suite de l’explosion, le sous-marin a subi des dommages critiques et a été mis hors service », ont-ils ajouté. La Russie n’a pas encore réagi à ces affirmations de Kiev.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
Ce type de sous-marin d’attaque conventionnel est fabriqué depuis les années 1980. Selon des analystes militaires, la Russie en possède plus d’une trentaine. Depuis le début du conflit, l’Ukraine a frappé à plusieurs reprises des navires russes avec des drones ou des missiles dans les eaux de la mer Noire, les obligeant à demeurer dans leur partie orientale pour y échapper.

