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Guerre en Ukraine : Tchernobyl menacé par des missiles et drones abondants

Les autorités ukrainiennes ont annoncé ce mardi des coupures de courant dans plusieurs régions du pays à la suite de frappes russes sur ses infrastructures. L’armée ukrainienne annonce s’être retirée de la ville de Siversk, dans l’est de l’Ukraine, face aux assauts des troupes russes.

Vous avez manqué les derniers développements de la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume les actualités chaque soir. Voici l’essentiel de ce mardi 23 décembre, au 1.399e jour du conflit.

Le fait du jour

Les autorités ukrainiennes ont annoncé mardi des coupures de courant dans plusieurs régions du pays en raison de frappes russes ciblant les infrastructures. « La Russie attaque à nouveau nos infrastructures énergétiques. En conséquence, des coupures de courant d’urgence ont été déclenchées dans plusieurs régions d’Ukraine », a précisé le ministère de l’Énergie sur Telegram.

Au total, le pays a subi 650 drones et 30 missiles, y compris la capitale, Kiev, où l’alerte antiaérienne a duré plus de quatre heures. À 7h30, toutes les alertes aériennes étaient en cours sur l’ensemble du territoire ukrainien, selon la carte mise à jour par les autorités. Par ailleurs, l’armée polonaise a annoncé que l’aviation « polonaise et alliée » avait été placée en alerte et déployée dans son espace aérien par mesure préventive suite à ces frappes.

La déclaration du jour

« Si un missile ou un drone le touche directement, ou même tombe quelque part à proximité de la centrale nucléaire de Tchernobyl, par exemple un Iskander, Dieu nous en garde, cela provoquera un mini-séisme dans la zone »

Sergyi Tarakanov, le directeur de Tchernobyl, alerte sur les risques de frappes russes à proximité de la centrale nucléaire. Les structures sont recouvertes d’une coque interne en acier et en béton, nommée « sarcophage », réalisée rapidement après la catastrophe nucléaire de 1986, ainsi que d’un couvercle externe moderne et technique, désigné « New Safe Confinement » (NSC).

Le NSC a subi d’importants dommages lors d’une frappe de drone russe en février, ce qui a causé un incendie majeur sur le revêtement extérieur. « Notre NSC a perdu plusieurs de ses fonctions principales. Nous comprenons qu’il nous faudra au moins trois ou quatre ans pour restaurer ces fonctions », a indiqué le directeur de la centrale. Néanmoins, les niveaux de radiation sur le site restent « stables et dans les limites normales ».

La tendance

L’armée ukrainienne a déclaré s’être retirée de la ville de Siversk, dans l’est de l’Ukraine, en raison des attaques des troupes russes. « Afin de préserver la vie de nos soldats et la capacité de combat de nos unités, les défenseurs ukrainiens se sont retirés de la localité », a rapporté l’état-major de l’armée sur Telegram.

Les troupes russes « disposent d’un avantage significatif en effectifs et en équipement et, malgré des pertes importantes, continuent leurs opérations offensives », a ajouté l’état-major ukrainien. Avant la guerre, Siversk comptait environ 11.000 habitants et est aujourd’hui largement détruite.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

La Russie avait déclaré il y a moins de deux semaines avoir pris Siversk, l’un des derniers points stratégiques empêchant ses forces de s’approcher des grandes villes encore contrôlées par les Ukrainiens, Kramatorsk et Sloviansk.