Guerre en Ukraine : Soulagement mondial avec la reprise des exportations de céréales et inquiétudes sur le front du nucléaire

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en somme nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

C’est une première en six mois de guerre. Ce lundi, l’Ukraine a enfin pu reprendre ses exportations de céréales. Le départ d’un premier bateau du port d’Odessa, sur la mer Noire, conformément à un accord international visant à atténuer la crise alimentaire mondiale, a été salué unanimement. Un « premier pas » et une « première étape » importante dans un contexte social de plus en plus tendu dans les pays touchés de plein fouet par la pénurie de matières premières alimentaires.

La phrase

L’humanité n’est qu’à « un malentendu » ou « une erreur de jugement » de l’« anéantissement nucléaire »

Le ton est grave, la menace sérieuse. Le secrétaire général de l’ONU a mis en garde contre ce qu’il estime être le plus grave « danger nucléaire (…) depuis l’apogée de la guerre froide ». « Nous avons été extraordinairement chanceux jusqu’à présent. Mais la chance n’est pas une stratégie ni un bouclier pour empêcher les tensions géopolitiques de dégénérer en conflit nucléaire », a ajouté Antonio Guterres à l’ouverture d’une conférence des 191 pays signataires du traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

Le chiffre

17.300 attaques contre des cibles civiles et seulement 300 contre des cibles militaires. D’après le Centre ukrainien de lutte contre la désinformation, la Russie a visé 60 fois plus souvent des civils que des militaires. Un chiffre glaçant complété ce lundi par un nouveau bilan du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits humains (HCDH) qui fait état de 5.237 civils tués depuis le début de la guerre.

La tendance du jour

La question du contrôle des armements nucléaires est revenue sur la table des dirigeants mondiaux ces derniers jours. Ce 1er août, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont appelé lundi la Russie à mettre fin à sa « dangereuse » rhétorique nucléaire, Washington pressant également Moscou et Pékin d’entamer des pourparlers sur le contrôle de cet arsenal périlleux. Un appel au calme qui s’inscrit dans le cadre de la 10e conférence d’examen du TNP, traité international entré en vigueur en 1970 afin d’empêcher la propagation des armes nucléaires, qui se tient jusqu’au 26 août au siège des Nations unies à New York.