Guerre en Ukraine : Plus de dix millions d’Ukrainiens sans électricité après les frappes russes

Plus dix millions d’Ukrainiens étaient privés d’électricité vendredi, au lendemain de nouvelles frappes russes dans plusieurs villes, dont Kiev. Ces bombardements répétitifs visent depuis octobre les infrastructures énergétiques de l’Ukraine, privant régulièrement de courant mais aussi d’eau des millions d’habitants.

« A l’heure actuelle, plus de dix millions d’Ukrainiens sont sans électricité », notamment dans la région de Kiev, a précisé jeudi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors de son adresse télévisée quotidienne. Le président ukrainien, dont le pays va entrer le 24 novembre dans son dixième mois de guerre, a dénoncé « une autre attaque terroriste russe ». « Des sites civils sont la cible principale. La Russie fait la guerre contre l’électricité et le chauffage destinés aux gens en faisant exploser des centrales électriques et d’autres installations énergétiques », a-t-il affirmé alors que les premières chutes de neige sont survenues jeudi.

Le gouverneur régional Oleksiï Kouleba avait averti mercredi que la semaine à venir serait « difficile », avec des températures pouvant descendre « jusqu’à -10°C ». L’opérateur électrique national Ukrenergo a annoncé la prolongation des coupures d’électricité du fait de « l’aggravation de la situation ». « En raison d’un refroidissement brutal, la consommation d’électricité a augmenté » ce qui a « compliqué davantage la situation déjà difficile dans le système électrique », entraînant de « plus vastes restrictions » de la consommation de l’énergie à travers le pays, a déploré Ukrenergo.

« Nous vivons maintenant en mode survie »

De son côté, l’opérateur ukrainien privé DTEK a évoqué « une destruction sans précédent » subie par le système énergétique. « Nous vivons maintenant en mode survie, c’est le front de l’énergie », a déclaré le chef du Centre de recherche sur l’énergie, Oleksandr Kharchenko.

Le Kremlin a rétorqué jeudi que les souffrances des civils en Ukraine étaient imputables au refus de Kiev de négocier. « C’est la conséquence du manque de volonté de la partie ukrainienne de régler le problème, d’entamer des négociations, de son refus de chercher un terrain d’entente », a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin.