Guerre en Ukraine : Moscou réplique avec des « frappes massives » et les livraisons d’armes de Scholz jugées trop lentes

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

L’armée russe a annoncé mardi des « frappes massives » sur tous les fronts en réaction à la contre-offensive fulgurante des troupes ukrainiennes. Les bombardements russes ont pour le moment fait huit morts et 19 blessés en vingt-quatre heures dans la population des régions de Kharkiv (nord-est) et de Donetsk (est), a déclaré la présidence ukrainienne.

« Les forces aériennes, balistiques et l’artillerie russes effectuent des frappes massives contre les unités des forces armées ukrainiennes dans toutes les zones opérationnelles », a souligné mardi le ministère russe de la Défense. Il a notamment évoqué des bombardements près de Sloviansk, Konstantinivka et Bakhmout dans l’est de l’Ukraine, ainsi que dans les régions méridionales de Mykolaïv et de Zaporojie et dans celle de Kharkiv, d’où les soldats russes se sont presque totalement retirés face aux avancées ukrainiennes.

La phrase du jour

« L’Ukraine peut gagner la guerre à condition que nous la soutenions davantage »

C’est une phrase de l’ancien président français François Hollande qui plaide pour un soutien financier et militaire constant en faveur de Kiev et afin que « la Russie comprenne que son intérêt est d’aller le plus vite possible à la négociation et d’arrêter cette guerre ». Il s’est aussi inquiété ce mardi, dans son intervention sur BFMTV, de l’attitude de Vladimir Poutine qui s’est fortement engagé dans cette invasion.

Le chiffre du jour

500.000. Il s’agit du nombre de doses de vaccin contre le Covid-19 que le gouvernement suédois a décidé de donner à l’Ukraine, en réponse aux demandes de Kiev sur le matériel médical.

La tendance du jour

La pression s’accroît sur Olaf Scholz, à Kiev comme au sein de sa propre coalition gouvernementale, pour livrer des chars de combat susceptibles de parachever les succès de la contre-offensive ukrainienne. Le chef de la diplomatie ukrainienne a ouvertement exprimé mardi son amertume à l’égard du chancelier allemand et ses réticences supposées à envoyer de nouvelles armes lourdes.

« Des signaux décevants en provenance d’Allemagne alors que l’Ukraine a besoin maintenant de chars Leopard et Marder pour libérer notre peuple et le sauver du génocide », a déploré Dmytro Kouleba sur Twitter. « Il n’y a pas un seul argument rationnel qui justifie pourquoi ces armes ne peuvent pas être livrées, seulement des craintes abstraites et des excuses. Que craint Berlin que Kiev ne craint pas ? », a-t-il martelé.

La pression sur Olaf Scholz, dont la cote de popularité reste médiocre, s’accroît aussi en Allemagne même. L’union conservatrice CDU-CSU a ainsi enfilé son costume de première opposante pour critiquer les réserves du chancelier Scholz. Plus embarrassant pour l’ex-maire de Hambourg : des voix s’élèvent au sein même de sa coalition pour réclamer l’envoi de chars.