Guerre en Ukraine : Minsk abat un missile ukrainien tandis qu’une pluie de bombes russes tombent sur le pays

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

Le fait du jour

La Biélorussie, plus proche allié de Moscou, a affirmé avoir abattu un missile antiaérien ukrainien au-dessus de son territoire. Il s’agit du premier incident de la sorte rapporté par Minsk depuis le début de l’attaque russe en Ukraine, il y a de ça maintenant 10 mois. L’ambassadeur ukrainien à Minsk a été convoqué par les autorités biélorusses, qui réclament une enquête « approfondie » afin de « punir les responsables ».

Ce missile antiaérien de type « S-300 lancé depuis le territoire ukrainien » a été abattu dans la matinée par les systèmes de défense antiaériens biélorusses près du village de Gorbakha, dans la région de Brest (sud-ouest), frontalière de l’Ukraine, a affirmé le ministère biélorusse de la Défense dans un communiqué.

Selon le ministère de la Défense, le chef de l’Etat biélorusse, Alexandre Loukachenko, a été « immédiatement informé de l’incident ». Pour l’heure, les autorités biélorusses n’ont pas fait état de blessés, ni de dégâts.

La phrase du jour

La situation n’évolue pas du tout. Nous ne pouvons pas les vaincre complètement sur tous les fronts. Ils ne peuvent pas non plus »

Tels sont les mots du chef du renseignement militaire ukrainien. Jeudi, dans une interview accordée à la BBC, pour Kirill Budanov, « la situation est juste bloquée ». « Ça ne bouge pas », a expliqué le responsable, rendant les perspectives de paix lointaines. Pour le chef du renseignement militaire, la Russie est « dans une impasse », subissant de très lourdes pertes et manquant de soldats, avant d’ajouter que les forces armées ukrainiennes nécessitent de nouvelles ressources pour progresser dans de multiples domaines.

Le chiffre du jour

90 %. C’est le pourcentage de quartiers de la ville de Lviv actuellement plongés dans le noir, à la suite de lourds bombardements de Moscou visant les infrastructures énergétiques. 282 localités proches de Lviv étaient également sans courant ce jeudi. « Nous devons tenir, c’est la guerre, nous devons survivre à cela et gagner », a souligné Iryna Ivaneyko, une conductrice d’un tramway de Lviv, à l’arrêt faute de courant. Nous aurions pu mettre également en chiffre du jour 40 %, le nombre de Kiéviens privés d’électricité à la mi-journée du fait des frappes sur des infrastructures à l’extérieur de la capitale.

La tendance du jour

Les bombardements ne faiblissent pas en ce jeudi. Au petit matin, l’armée ukrainienne a dénoncé une série de frappes « massives », visant les principales villes du pays, dont la capitale Kiev. Plus d’une soixantaine de missiles ont été tirés, d’après l’armée ukrainienne. Sur place, le commandant en chef des forces armées, Valéry Zaloujny, s’est félicité que 54 des 69 missiles russes lancés contre l’Ukraine avaient été abattus par leur défense antiaérienne, « protégeant ainsi des éléments clés de notre infrastructure économique », a ajouté le ministre de la Défense Oleksiï Reznikov.

De son côté, l’armée de l’air a fait état de 11 drones explosifs russes Shahed, de fabrication iranienne, détruits. « L’ennemi attaque l’Ukraine sur plusieurs fronts, avec des missiles de croisière tirés depuis des avions et des navires », a indiqué l’armée de l’air sur les réseaux sociaux.

Comme depuis trois mois, Moscou concentre ses bombardements sur les infrastructures énergétiques, avec à la clef de graves pénuries énergétiques et des millions d’Ukrainiens plongés dans le froid et le noir. « Chargez vos téléphones et autres appareils. Faites des réserves d’eau », a averti jeudi sur Telegram, le maire de Kiev, Vitali Klitchko, à l’attention de ses administrés.