Guerre en Ukraine : Menace nucléaire, mobilisation partielle… Poutine s’acharne au 210e jour du conflit

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Après avoir accéléré drastiquement son agenda mardi quant aux référendums dans les zones occupées d’Ukraine, Vladimir Poutine passe la seconde ce mercredi. Le président russe a décrété une mobilisation partielle, alors que Kiev mène une contre-offensive victorieuse à l’est et, plus modestement, au sud du pays.

La Russie va mobiliser 300.000 réservistes pour renforcer ses troupes en Ukraine, a précisé le ministre de la défense, Sergueï Choïgou, prévenant que cela ne représentait qu’une partie infime du nombre de personnes mobilisables dans le pays. D’après lui, la Russie dispose d’un potentiel de mobilisation de quelque 25 millions de personnes.

La phrase du jour

Nous utiliserons certainement tous les moyens à notre disposition pour protéger la Russie et notre peuple »

Le président russe s’est fait particulièrement menaçant ce mercredi, assurant que Moscou était prêt à utiliser « tous ses moyens » de défense, y compris nucléaires, pour se « protéger ». « Ce n’est pas du bluff », a mis en garde Vladimir Poutine, après avoir accusé l’Occident de vouloir « détruire » la Russie.

Le chiffre du jour

5.937. La Russie a reconnu ce mercredi un bilan de près de 6.000 soldats tués depuis le début de son offensive en Ukraine fin février, un bilan largement en deçà des estimations ukrainiennes et occidentales. Le dernier bilan officiel du Kremlin remontait au 25 mars et faisait état de 1.351 morts.

Kiev assure de son côté que plus de 55.000 soldats russes sont morts sur son territoire, et le Pentagone estimait début août qu’entre 70.000 et 80.000 soldats russes ont été blessés ou tués depuis le début de l’invasion.

La tendance du jour

Moscou montre les dents sous le regard inquiet du reste du monde. La mobilisation partielle annoncée par Vladimir Poutine a ainsi provoqué de nombreuses réactions à l’international. « Avec la mobilisation partielle, la Russie pratique une politique d’escalade de cette guerre d’agression en violation avec le droit international. C’est une étape grave et mauvaise que nous condamnons fermement », a réagi Berlin.

Les décisions de Vladimir Poutine « conduisent à isoler davantage la Russie », a estimé pour sa part Emmanuel Macron, qui a appelé la communauté internationale à « mettre le maximum de pression » sur le président russe. « Je regrette profondément le choix du président Poutine d’entraîner son pays, en particulier la jeunesse, dans la guerre » en annonçant la mobilisation de réservistes, a ajouté le président français.

« L’annonce par Poutine de référendums fictifs, d’une mobilisation militaire partielle et d’un chantage nucléaire constitue une grave escalade », a de son côté fustigé le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. Outre-Atlantique, la Maison Blanche a immédiatement dénoncé une « rhétorique irresponsable de la part d’une puissance nucléaire », indiquant qu’elle prenait cette menace « au sérieux ». Ces déclarations chocs pourraient isoler un peu plus Moscou alors que la Chine et l’Inde ont « appelé au cessez-le-feu » en Ukraine.