Guerre en Ukraine : L’UE promet des chars à Kiev, le bilan s’alourdit à Dnipro

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Une visite, plusieurs enseignements. Le président du Conseil européen Charles Michel s’est entretenu jeudi à Kiev avec le président Zelensky. Face aux demandes appuyées de l’Ukraine, qui veut obtenir la livraison d’armes lourdes, le dirigeant européen a affirmé entendre le « message ». « Des chars doivent être livrés », a avancé l’ex-Premier ministre belge, à la veille d’une réunion cruciale en Allemagne des soutiens militaires de Kiev.

« Les Ukrainiens se battent pour leur terre, pour l’avenir de leurs enfants. Mais ils se battent aussi pour nos valeurs européennes communes de paix et de prospérité. Ils ont besoin de notre soutien et le méritent », a estimé Charles Michel. Lors d’une conférence de presse commune, Volodymyr Zelensky a profité de la présence du dirigeant européen pour affirmer que l’Ukraine vise « une adhésion complète » à l’Union européenne.

Au niveau du soutien militaire accordé à Kiev, les alliés occidentaux bougent. Après les promesses du Royaume-Uni et de la Pologne, le Danemark s’engage à livrer ses 19 canons Caesar, de fabrication française. L’Estonie a aussi décidé de l’envoi d’une nouvelle aide militaire, à hauteur de 113 millions d’euros.

La phrase du jour

Les derniers commentaires du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov accusant l’Occident de rechercher une solution finale pour la Russie sont totalement déplacés, irrespectueux et piétinent la mémoire des six millions de Juifs, et d’autres victimes, qui ont été systématiquement assassinés pendant l’Holocauste »

La déclaration du jour est signée Josep Borrell. Le chef de la diplomatie de l’UE a jugé « inacceptable et méprisable » la référence à l’Holocauste faite par Moscou. Mercredi, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a comparé les actions des pays occidentaux contre la Russie « à la solution finale ».

« Il n’y a pas de parallèle entre les crimes de l’Allemagne nazie et l’aide internationale à l’Ukraine pour défendre son territoire et son peuple contre une agression injustifiée. La Russie a envahi un pays voisin souverain, y cible et y tue quotidiennement des civils, dans le but avoué de détruire le pays et la nation ukrainienne », a pointé le chef de la diplomatie de l’UE en conférence de presse.

Le chiffre du jour

46. Comme le nombre de morts après la frappe russe survenue samedi sur un immeuble résidentiel de Dnipro. Le précédent bilan, qui faisait état de 45 morts, a évolué.

Selon le gouverneur régional, Valentyn Reznitchenko, « 11 personnes n’ont pas encore été identifiées, le même nombre est toujours porté disparu ». « Vingt-quatre victimes restent sous surveillance médicale dans les hôpitaux de la ville. Trois sont dans un état grave, dont une fillette de 9 ans », a détaillé le gouverneur sur Telegram. Quatre-vingt-cinq personnes sont blessées.

La tendance

Le Parlement européen prend position. Ce jeudi, les eurodéputés ont adopté un texte non contraignant visant à mettre en place un tribunal international spécial chargé de juger le crime d’agression de la Russie contre l’Ukraine.

« La création d’un tel tribunal comblerait la grande lacune que présente l’actuel dispositif institutionnel en matière de justice pénale internationale », argumentent les parlementaires. « Les criminels de guerre doivent être traduits en justice. Maintenant », a réagi sur Twitter, après le vote, la présidente du Parlement européen Roberta Metsola.