Guerre en Ukraine : L’ex-président russe Medvedev invoque un « piratage » après un message évoquant l’URSS

Qui a vraiment écrit ce post sur la page officielle de Dmitri Medvedev sur VKontakte, l’équivalent russe de Facebook, apparu dans la nuit de lundi à mardi puis rapidement supprimé ? « Les administrateurs de VKontakte vont s’occuper de ceux qui ont piraté la page, écrit et publié le message effacé », a déclaré un porte-parole de l’ancien président russe à l’agence de presse russe Interfax. La version officielle penche donc pour le piratage, mais le message en question est dans la droite lignée des déclarations récentes de Medvedev.

L’ex bras droit de Vladimir Poutine, autrefois considéré comme une figure modérée, est désormais abonné aux déclarations fracassantes, qualifiant par exemple les adversaires de la Russie d’« enfoirés » et de « dégénérés » ou évoquant le recours à l’arme nucléaire. Dans le post en question, le Kazakhstan, dont les relations avec la Russie traversent des turbulences à cause de sa neutralité affichée au sujet de l’Ukraine, était qualifié d’« Etat artificiel » et accusé de « génocide » contre la minorité russe qui vit dans ce pays, une accusation similaire à celle portée sans preuve par Moscou contre l’Ukraine pour justifier son intervention militaire.

La publication de ce message sur la page de Dmitri Medvedev est intervenue alors que plusieurs pays qui appartenaient autrefois à l’Union soviétique s’inquiètent depuis que Moscou a lancé une intervention militaire en Ukraine. En écho à ces craintes, le message effacé affirmait que la Géorgie, pays du Caucase qui a affronté Moscou lors d’une guerre en 2008, ne pouvait exister qu’en faisant partie de la Russie. Selon le message, « tous les peuples qui habitaient autrefois la grande et puissante URSS vivront à nouveau ensemble, dans l’amitié ».