Guerre en Ukraine : Les troupes russes quittent Tchernobyl, Moscou engage un bras de fer sur le gaz avec l’UE

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Il y a eu du mouvement à Tchernobyl ce jeudi. Les forces  russes, qui avaient pris le contrôle du site  nucléaire dès le premier jour de l’invasion le 24 février dernier, ont commencé à quitter les lieux.

D’après l’agence nucléaire ukrainienne Energoatom, les troupes qui occupaient la centrale et ses environs sont parties « en deux colonnes vers la frontière » entre l’Ukraine et la Biélorussie. Il ne reste plus qu’un « petit nombre » de soldats russes sur place, ajoute l’instance.

La phrase du jour

 « Ils ont peur de lui dire la vérité »
 

D’après les renseignements britanniques et américains, le président Vladimir Poutine est  fourvoyé par ses conseillers qui « ont peur de lui dire la vérité ». Pourtant, sa stratégie de guerre s’avère « défaillante » en Ukraine où des troupes russes sabotent des équipements et abattent accidentellement leurs propres avions, ajoutent ces sources.

Le chiffre du jour

45. Il s’agit du nombre de bus envoyés par Kiev ce jeudi afin d’évacuer des civils depuis  Marioupol, a annoncé Iryna Verechtchouk, vice-Première ministre ukrainienne. La ville du sud-est de l’Ukraine est assiégée par  Moscou qui a annoncé une trêve.

La tendance du jour

La guerre du gaz se poursuit et chacun reste sur ses positions. Ce jeudi, Vladimir Poutine a menacé les acheteurs de gaz russe « inamicaux » de stopper leur approvisionnement s’ils ne se plient pas aux exigences du  Kremlin de payer en roubles.

« Ils doivent ouvrir des comptes en roubles dans des banques russes. Et de ces comptes ils devront payer le gaz livré et cela dès demain », a-t-il déclaré. Mais les pays européens refusent de céder. Ils continueront à payer le gaz russe en euros et dollars comme cela est « écrit dans les contrats », a rétorqué le chancelier allemand Olaf Scholz.

Menacés, la France et l’Allemagne se « préparent » déjà à un arrêt des importations de gaz russe, a toutefois indiqué le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. « Il peut y avoir une situation dans laquelle demain, dans des circonstances très particulières, il n’y aura plus de gaz russe (…) c’est à nous de préparer ces scénarios-là, et nous les préparons », a-t-il assuré.