Guerre en Ukraine : Le G7 vigilant pour l’hiver et les cargos reprennent la mer

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous.

L’info du jour

Les cargos ukrainiens ont pu reprendre le trafic sur la mer Noire, après l’accord russe d’hier. Six navires chargés de céréales ont quitté les ports ukrainiens dans la matinée, direction la Turquie pour toutes les vérifications prévues par l’accord signé cet été. Mais le deal pourrait ne pas aller au-delà du 19 novembre, la date prévue au départ. Le Kremlin indique en effet vouloir en « évaluer » l’impact, et refuse de donner son aval sans condition à une prolongation.

Le chiffre du jour

107. C’est le nombre de militaires ukrainiens et prorusses, autant de chaque côté, qui ont été libérés lors d’un échange de prisonniers. L’opération a été confirmée par Kiev et Moscou. « Aujourd’hui, nous ramenons 107 de nos combattants des geôles ukrainiennes », dont « 65 viennent des républiques populaires de Donetsk et Lougansk », a affirmé sur Telegram l’un des principaux dirigeants des séparatistes prorusses, Denis Pouchiline.

« 107 militaires ont été libérés : six officiers, et 101 soldats et sergents », dont « beaucoup ont été blessés en mars » lors de combats, a pour sa part indiqué Andriy Yermak, le chef de cabinet de la présidence ukrainienne.

La phrase du jour

Notre évaluation technique et scientifique des résultats que nous avons jusqu’à maintenant n’a montré aucun signe d’activités nucléaires ou de matériels non déclarés. »

A la demande de Kiev, que Moscou avait accusé de préparer une « bombe sale », l’AIEA a inspecté l’Institut de recherche nucléaire de Kiev, une usine d’exploitation minière de Jovti Vody et une usine à Dnipro. Sans résultat donc, blanchissant ainsi l’Ukraine. « Ces derniers jours, les inspecteurs ont pu mener à bien les activités prévues par l’AIEA et ont pu, sans entrave, accéder aux sites », a indiqué le communiqué de l’agence onusienne. « Nous rendrons compte des résultats de l’échantillonnage environnemental dès que possible », a ajouté Rafael Grossi, le patron de l’AIEA.

La tendance du jour

La guerre en Ukraine aura des conséquences à long terme. « Pas au bout de ses peines », l’Europe risque ainsi de manquer de gaz pour l’hiver 2023-24, alerte l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui appelle les gouvernements à « agir immédiatement » notamment pour réduire la demande. Entre l’arrêt des livraisons de gaz russe et le rebond économique de la Chine, qui va vouloir capter une partie du GNL mondial, environ 30 milliards de mètres cubes de gaz pourraient manquer l’an prochain.

Dans le même temps, la question de la survie de l’Ukraine cet hiver se pose. Les membres du G7, réunis en Allemagne, indiquent être déterminés à empêcher la Russie « d’affamer » et de faire « mourir de froid » les Ukrainiens cet hiver. « Nous n’autoriserons pas que la brutalité de cette guerre conduise à la mort en masse de personnes âgées et d’enfants, jeunes ou familles dans les mois d’hiver à venir », a déclaré Annalena Baerbock, la cheffe de la diplomatie allemande.