Guerre en Ukraine : La Russie ne demande pas la capitulation de Kiev, la France remplace les États-Unis
Le Kremlin a estimé jeudi que les opportunités se réduisent pour l’Ukraine si elle veut trouver une issue négociée à la guerre contre la Russie, et a déclaré que « la situation se dégrade jour après jour pour le régime de Kiev et sa fenêtre pour prendre des décisions se réduit […] ». Emmanuel Macron a affirmé que « là où l’Ukraine était éminemment dépendante des capacités de renseignement américaines à une écrasante majorité il y a un an, aujourd’hui, les deux tiers sont fournis par la France ».

Vous avez manqué les derniers événements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous propose un récapitulatif tous les soirs. Voici l’essentiel de ce jeudi 15 janvier, au 1.421e jour du conflit.
Le fait du jour
Le Kremlin a indirectement appelé à la capitulation, affirmant jeudi que les opportunités se réduisent pour l’Ukraine de trouver une issue négociée à la guerre contre la Russie, après plusieurs semaines de pourparlers infructueux lancés par Donald Trump. « La situation se dégrade jour après jour pour le régime de Kiev et sa fenêtre pour prendre des décisions se réduit […] Il est temps que Zelensky prenne ses responsabilités et une décision appropriée », a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine, lors d’un briefing avec la presse.
Pour rappel, Moscou exige que Kiev lui cède intégralement la région de Donetsk, qui demeure l’épicentre des combats. Le président russe a réaffirmé fin 2025 que la Russie atteindra ses objectifs en Ukraine « par la voie militaire », si les négociations échouent.
Sur le terrain, son armée, plus nombreuse, continue de progresser lentement dans certains secteurs, malgré des pertes importantes.
La déclaration du jour
« Là où l’Ukraine était éminemment dépendante des capacités de renseignement américaines à une écrasante majorité il y a un an, aujourd’hui, les deux tiers sont fournis par la France. »
Cette affirmation est celle d’Emmanuel Macron lors de ses vœux aux Armées ce jeudi sur la base aérienne d’Istres, adressée en partie aux États-Unis. Le président français a ajouté que les 34 pays de la Coalition des volontaires finançaient « 100 % » des moyens accordés à Kiev en matière de renseignement.
Le chiffre du jour
– 24 %. C’est la chute des recettes que la Russie a tirées de la vente des hydrocarbures – gaz et pétrole – en 2025 par rapport à 2024, selon les données publiées ce jeudi par le ministère russe des Finances. Ces ventes ont rapporté 8.467 milliards de roubles l’an passé, soit environ 93 milliards d’euros, le niveau le plus bas des recettes depuis 2020. Cela pourrait indiquer que les nouvelles sanctions occidentales ont un impact, même si la Russie continue à vendre d’importantes quantités d’hydrocarbures à la Chine, à l’Inde ou à la Turquie.
La tendance
Quand la propagande pro-russe revient comme un boomerang et que la désinformation ne passe plus. Le Rassemblement national a annoncé ce jeudi retirer l’investiture d’un candidat aux municipales de mars à Condat-sur-Vienne – une commune de Haute-Vienne de 5.200 habitants – qui a relayé sur les réseaux sociaux une fausse information concernant le massacre d’Oradour-sur-Glane en 1944.
Selon les journaux Libération et le Populaire du Centre, Jean-René Garinaud a publié en mai 2022 une infox affirmant que la division SS « Das Reich », responsable de l’exécution de 643 hommes, femmes et enfants dans le village d’Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944, était composée « à 85 % d’Ukrainiens nazifiés ».
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
Cette fausse information, qui fait partie de la rhétorique russe visant à présenter l’Ukraine comme acquise à l’idéologie nazie, a été démentie en octobre par plusieurs historiens.

