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Guerre en Ukraine : La Russie bombarde fort et Trump ferme la porte à l’Otan

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Entre les déclarations fortes, les avancées sur le front et le bilan des combats, voici l’essentiel de ce mercredi 26 février 2025, 1.099e jour de la guerre.

Le fait du jour

On l’oublierait presque, tant les déclarations des dirigeants mondiaux ont occupé l’espace médiatique ces derniers jours, mais les combats se poursuivent entre la Russie et l’Ukraine. Et ils tuent. Au moins sept personnes ont ainsi trouvé la mort dans des frappes sur l’Ukraine ce mercredi, l’armée russe continuant ses bombardements malgré ses discussions en coulisses avec les Etats-Unis pour tenter de mettre fin à la guerre.

« Au moins cinq personnes ont été tuées et huit blessées dans des frappes sur Kostiantynivka », a annoncé sur Telegram le gouverneur de la région orientale de Donetsk. Cette région est l’objet d’assauts incessants des soldats russes, qui tentent d’y conquérir les bastions de Tchassiv Iar et Pokrovsk, important pour la logistique des troupes ukrainiennes. L’armée russe progresse depuis plusieurs mois lentement mais sûrement, au prix de lourdes pertes, face à des militaires ukrainiens moins nombreux et moins bien équipés.

Le média ukrainien Ukrinform a, par ailleurs, fait état de la mort de sa journaliste Tetiana Koulyk, dont la maison dans le district de Boutcha, près de Kiev, a été touchée par un drone russe dans la nuit de mardi à mercredi. Un autre corps a été trouvé sur place.

De son côté, l’armée ukrainienne a revendiqué mercredi une contre-offensive réussie près de Pokrovsk, une ville de l’est de l’Ukraine que les troupes russes tentent de conquérir, et aux abords d’une autoroute clé desservant la grande cité de Dnipro, dans le centre. Le ministère russe de la Défense a également affirmé mercredi que 128 drones ukrainiens avaient été abattus dans la nuit au-dessus des différentes régions russes et de la Crimée annexée. Il s’agissait d’une des plus importantes attaques de ce type contre la Russie depuis le début de la guerre.

La déclaration du jour

« « L’Otan, on peut oublier ça, cela a probablement été la raison du début de toute cette affaire » »

Les paroles sont signées Donald Trump. Le président américain a déclaré mercredi que l’Ukraine pouvait « oublier » une adhésion à l’Otan, une demande de Kiev à laquelle s’oppose fortement la Russie. Donald Trump était interrogé en marge d’un conseil des ministres sur les concessions qu’il aimerait voir dans les discussions pour mettre un terme au conflit.

Le milliardaire américain a également déclaré mercredi que c’était aux Européens, pas aux Etats-Unis, de fournir des garanties de sécurité à l’Ukraine dans le cadre d’un plan de règlement du conflit avec la Russie.

Le chiffre du jour

200.000. C’est le nombre « minimum » de soldats européens qui devraient être envoyés en Ukraine comme garantie de sécurité après un évnetuel cessez-le-feu, selon les calculs de Volodymyr Zelensky exprimés à Davos en janvier. Un chiffre correspondant à ce que l’Otan (incluant les Américains) est censée déployer en 30 jours en cas de conflit majeur. A eux seuls, les Européens en sont incapables.

« On pourrait avoir au grand maximum 40 à 50.000 soldats européens », soit le volume des forces européennes déployées en Afghanistan, estime dans une note l’ancien militaire et historien Michel Goya.

La force à laquelle travaillent Paris et Londres serait elle composée de « moins de 30.000 militaires », croit savoir la presse britannique.

La tendance

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est attendu vendredi à Washington pour finaliser un accord cadre sur l’exploitation des richesses minières de l’Ukraine, au terme d’un bras de fer entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky.

Ces derniers jours, les discussions – tendues – tournaient sur un accord concernant l’exploitation de minerais ukrainiens par les Etats-Unis, avec une incertitude jusqu’au bout sur une éventuelle rencontre des deux présidents. « Zelensky vient vendredi, c’est confirmé à présent », a affirmé ce mercredi Donald Trump.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

La rencontre devrait permettre la signature d’un accord-cadre sur l’accès des Etats-Unis aux ressources du sous-sol ukrainien exigé par Donald Trump en compensation de l’aide militaire et financière versée depuis trois ans.

Les points d’achoppement, en particulier sur le montant de 500 milliards de dollars évoqué par Donald Trump, ont fini par disparaître, a assuré Volodymyr Zelensky.