Guerre en Ukraine : Kremlin prive les Russes d’Internet, missiles anglais et oléoduc en conflit
Le ministre de l’Energie hongrois a annoncé ce mercredi son départ pour l’Ukraine à la tête d’une « délégation » pour établir un dialogue sur la remise en service de l’oléoduc Droujba. Kiev a affirmé que ce voyage de médiation n’avait pas été sollicité, déniant tout « statut officiel » à cette visite.

Vous n’avez pas suivi les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume l’essentiel chaque soir. Voici les points clés de ce mercredi 11 mars 2026, au 1.476e jour du conflit.
Le fait du jour
Commander un taxi ou un repas via une application est devenu compliqué ces derniers jours en Russie. Des coupures d’Internet et d’importantes perturbations sont à signaler, des mesures que le Kremlin assume pleinement puisqu’il en est à l’origine. Ces restrictions resteront d’ailleurs en place « aussi longtemps que nécessaire » pour garantir « la sécurité des citoyens » face aux menaces ukrainiennes. « Le régime de Kiev utilise des méthodes de plus en plus sophistiquées pour ses attaques, et des mesures de riposte technologiques sont nécessaires pour assurer la sécurité des citoyens », a déclaré ce mercredi Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine.
Ces restrictions interviennent après le blocage de l’accès à la messagerie WhatsApp, très utilisée en Russie, ainsi qu’à Telegram.
La déclaration du jour
« Les soutiens occidentaux de Kiev portent l’entière responsabilité des conséquences de cette frappe »
Le Kremlin accuse Londres d’« essayer de faire échouer le processus de paix » après la frappe ukrainienne de mardi sur la ville de Briansk, réalisée à l’aide de missiles longue portée britanniques Storm Shadow. Dmitri Peskov a ajouté que « le lancement de ces missiles aurait été impossible sans l’aide de spécialistes britanniques ».
Le bilan de cette attaque est monté ce mercredi à sept morts et une quarantaine de blessés. Kiev soutient avoir ciblé une usine de production de semi-conducteurs et de microprocesseurs à usage militaire. En revanche, les autorités russes affirment qu’un quartier d’affaires, des immeubles d’habitation, des entreprises commerciales et industrielles ainsi que des magasins ont été touchés.
Le chiffre du jour
3. C’est le nombre de groupes d’experts ukrainiens qui ont commencé leur mission au Qatar, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, où ils partagent leur expérience sur l’interception de drones de conception iranienne. Ces missions incluent « des experts, des militaires, des ingénieurs […] », a précisé Volodymyr Zelensky.
Un autre groupe serait également arrivé en Jordanie, sur une base américaine.
La tendance
Il s’incruste mais pour le comité d’accueil, il repassera. Le ministre de l’Énergie hongrois a suscité ce mercredi la colère de Kiev en annonçant son départ pour l’Ukraine à la tête d’une « délégation » comprenant des Slovaques, censée « établir le dialogue » concernant la remise en service de l’oléoduc Droujba. Ce dernier transportait le pétrole russe vers la Hongrie et la Slovaquie, via l’Ukraine. D’après Kiev, qui montre peu d’intérêt à le réparer, il a été endommagé par des frappes russes.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
Alors que la Hongrie de Viktor Orbán et la Slovaquie de Robert Fico ralentissent l’aide à l’Ukraine au sein de l’UE, l’annonce unilatérale de ce voyage de médiation a attisé les tensions. « C’est un voyage privé. Nous ne les avons pas invités », a fulminé le chef adjoint de l’administration présidentielle, Serguiï Kyslytsia, devant des journalistes. « C’est à peu près ça », a renchéri le président Volodymyr Zelensky à ses côtés. Les Ukrainiens refusent tout « statut officiel » à cette visite.

