Guerre en Ukraine : Kiev s’approche d’un statut de candidat à l’UE, Moscou continue son bras de fer sur le gaz

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19 h 30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

L’Union européenne, réunie en sommet à Bruxelles, s’apprêtait à entériner jeudi la candidature de l’Ukraine, une étape hautement symbolique près de quatre mois après l’invasion lancée par l’armée russe. Le sommet de l’UE, consacré à l’octroi du statut de candidat à l’Ukraine et à sa voisine la Moldavie, « est un moment historique sur le plan géopolitique », a jugé le président du Conseil européen Charles Michel avant la réunion.

L’officialisation pourrait survenir vendredi et, d’après Paris, un « consensus total » a émergé sur la question entre les 27. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui ne cesse de répéter l’appartenance de son pays à la « famille européenne », poursuivait jeudi son « marathon téléphonique » auprès des dirigeants européens pour s’assurer du consensus en faveur du oui.

La phrase du jour

On peut chercher des issues à la situation de crise frappant l’économie mondiale à cause des actions égoïstes et irréfléchies de certains pays. »

Vladimir Poutine a appelé ce jeudi les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) à coopérer face aux « actons égoïstes et irréfléchies » des Occidentaux. Il a aussi dénoncé les tentatives de ces pays de « se servir de mécanismes financiers pour rendre le monde entier responsable de leurs propres erreurs de politique macroéconomique ».

Le chiffre du jour

9. Ce sont le nombre de trafiquants d’être humains présumés qu’une opération européenne a permis d’identifier, lors d’un « hackaton » le 23 mai. Ces suspects sont soupçonnés de piéger en ligne des victimes ukrainiennes vulnérables ayant fui l’invasion de leur pays. Neuf victimes potentielles ont aussi été identifiées.

La tendance du jour

La bataille du gaz continue entre Moscou et l’Occident. Elle avait débuté avec l’arrêt de Nord Stream 2 en février dernier et se poursuit encore aujourd’hui. Alors que l’Union Européenne s’est décidée à réduire de 90 % ses importations de pétrole russe d’ici la fin de l’année, Moscou a contre-attaqué en juin.

En milieu de mois, la Russie a décidé de baisser drastiquement sa capacité quotidienne de livraison vers l’Allemagne via le gazoduc Nord Stream 1, entraînant une explosion des prix. Arguant d’un problème technique, le groupe Gazprom a réduit de 40 %, puis de 33 % supplémentaires ses envois à l’approche du sommet européen des 23 et 24 juin en vue d’octroyer le statut de candidat à l’Ukraine.

Cette décision a un lourd impact sur plusieurs pays européens, en particulier l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche et la France, qui ne reçoit désormais plus du tout de gaz russe : dans le bras de fer qui oppose l’UE à Moscou, le Kremlin tire une grande partie de sa force musculaire de ses hydrocarbures.