Guerre en Ukraine : Kiev continue d’avancer tandis que l’UE fait du surplace sur le plafonnement du gaz

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Kiev égrène les conquêtes depuis six jours qu’a démarré sa contre-offensive dans l’Est et le Sud. Lundi, l’armée ukrainienne a affirmé avoir « réussi à chasser l’ennemi de plus de vingt localités » en vingt-quatre heures. « Pendant leur retraite, les troupes russes abandonnent leurs positions hâtivement et s’enfuient », a encore assuré l’armée.

Des propos faisant écho à de nombreuses photos et vidéos sur les réseaux sociaux qui montrent des campements russes évacués visiblement en hâte et des quantités d’armes et de véhicules repris aux troupes de Moscou. L’Ukraine revendique avoir reconquis environ 3.000 km2 de son territoire, essentiellement dans la région de Kharkiv. Soit plus que la superficie du Luxembourg.

La phrase du jour

Pour nous le froid, la faim, l’obscurité et la soif ne sont pas aussi terribles et mortels que votre « amitié et fraternité » »

C’est une phrase que l’on doit à Volodymyr Zelensky. Le chef d’Etat ukrainien a pris à partie la Russie et ses habitants, répétant que les Ukrainiens et les Russes n’étaient pas un seul et même peuple comme le prétend le Kremlin. « Sans gaz ou sans vous ? Sans vous. Sans électricité ou sans vous ? Sans vous. Sans eau ou sans vous ? Sans vous. Sans nourriture ou sans vous ? Sans vous », a lancé avec force Volodymyr Zelensky.

Le chiffre du jour

500. Il s’agit du nombre de kilomètres carrés que Kiev affirme avoir repris dans la région sud du pays, en deux semaines de contre-offensive près de Kherson. « Nos succès de ces deux dernières semaines sont assez convaincants », a dit à la presse Natalia Goumeniouk, porte-parole militaire pour le Sud, « nous avons libéré environ 500 km2 » notamment les localités de Vysokopillia, Biloguirka, Soukhy Stavok et Myrolioubivka.

La tendance du jour

Les pays européens ont du mal à se mettre d’accord pour faire baisser leurs factures d’énergie. La Norvège, devenue le premier fournisseur de l’Europe en gaz naturel à la place de la Russie, est « sceptique » à l’égard d’un plafonnement du prix du gaz, a affirmé ce lundi son Premier ministre, Jonas Gahr Støre.

Oslo a douché lundi les espoirs d’une majorité de pays européens qui souhaitent un plafonnement du prix des importations de gaz pour alléger leur facture énergétique. Si la Commission européenne a proposé de plafonner le prix du gaz en provenance de Russie, plusieurs Etats comme l’Italie relèvent que celui-ci ne représente plus que 9 % des importations européennes et préconisent un plafonnement complet des prix du gaz acheté par l’UE.

La Norvège, qui a largement tiré parti de la flambée des cours exacerbée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, s’est jusqu’à présent montrée discrète sur la question d’un plafonnement. Et ne semble pas, à présent, encline à encourager un tel dispositif. Reste que la situation de l’énergie est particulièrement difficile pour l’Europe. Pas sûr toutefois que les pays de l’UE parviennent à un accord unanime pour passer l’hiver au chaud.