Guerre en Ukraine : Il faut « tenir notre ligne » face au « chantage » de Poutine, dit Macron

Le président français continue les déclarations chocs à la suite de la décision de Vladimir Poutine de mobiliser une partie de ses réservistes en Ukraine. « Notre devoir c’est de tenir notre ligne » face au « chantage » du président russe Vladimir Poutine, a affirmé Emmanuel Macron, dans un entretien à la chaîne BFMTV.

« Il y a aujourd’hui une escalade qui est prise par la Russie, à plusieurs égards : la mobilisation partielle (…) et ce discours belliqueux, cette menace, qui a vocation à intimider ou à rappeler que la Russie est une puissance dotée [de l’arme nucléaire] », a déclaré le chef de l’Etat français. « Dans ce contexte, notre devoir c’est de tenir notre ligne, c’est-à-dire d’aider l’Ukraine comme on le fait, à protéger son territoire, jamais à pouvoir agresser la Russie. Nous ne sommes pas en guerre avec la Russie », a-t-il poursuivi.

« C’est du chantage »

L’annonce par la Russie de la mobilisation de centaines de milliers de réservistes et sa menace d’un recours à l’arme nucléaire, « de manière évidente, c’est du chantage, de manière évidente il dispose de ces armes et le risque est toujours là. Et c’est un moyen de faire pression dans un moment difficile de cette guerre », a estimé Emmanuel Macron.

Mais « je ne ferai aucune interprétation ni n’aurai quelque propos qui soit qui participerait d’une escalade », a-t-il insisté.

Paris refuse de faire de la « politique-fiction »

« La France est une puissance nucléaire raisonnable (…). En général ce n’est jamais bon de faire de la politique-fiction, et en particulier sur ce sujet (…) parce qu’on est pris dans le jeu d’une escalade en disant « si ceci arrive, alors je ferai cela ». Non », a encore dit Emmanuel Macron.

« Nous, nous voulons obtenir le résultat qu’on poursuit depuis le début, que l’Ukraine puisse résister, restaurer sa souveraineté, que l’Ukraine et la Russie se remettent autour de la table des négociations », a-t-il énuméré.