Guerre en Ukraine : Disparition d’un journaliste français et peu d’espoir pour les prisonniers du régiment Azov

Vous avez raté les derniers événements liés à la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? ​La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Un journaliste français, travaillant pour la chaîne BFMTV, a été tué lundi en Ukraine et son collègue blessé alors qu’ils accompagnaient des civils à bord d’un bus humanitaire, portant à huit le nombre de reporters tués depuis le début de l’invasion russe.

La cheffe de la diplomatie française, Catherine Colonna, a affirmé dans un tweet que le reporter avait été « tué par un bombardement russe sur une opération humanitaire alors qu’il exerçait son devoir d’informer », condamnant un « double crime qui vise un convoi humanitaire et un journaliste ».

La ministre a « exigé » « une enquête transparente dans les meilleurs délais pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame ».

La phrase

« Je viens témoigner de la solidarité de la France à l’égard du peuple ukrainien (…) face à l’agression russe. »

Cette phrase est également signée Catherine Colonna, la nouvelle cheffe de la diplomatie française en visite à Kiev ce lundi. La ministre s’est entretenue avec le président Volodymyr Zelensky et son homologue ukrainien, Dmytro Kuleba, « pour évoquer en particulier le blocage des exportations de céréales et d’oléagineux d’Ukraine qui soulève des risques réels d’insécurité alimentaire ».

Le chiffre

900.000. Le montant (en dollars) du trophée de l’Eurovision du groupe ukrainien Kalush Orchestra. Ce dernier a en effet décidé, après la compétition, de mettre son trophée aux enchères afin d’aider Kiev à repousser l’invasion russe. Le célèbre micro en cristal a été vendu 900.000 dollars, soit près de 839.000 euros d’après la page Instagram ukrainienne du concours musical. Les fonds seront reversés aux forces armées ukrainiennes et devraient permettre d’acheter des drones.

La tendance du jour

Les combattants ukrainiens du régiment Azov qui se sont rendus après avoir combattu à Marioupol en Ukraine seront jugés et risquent la peine de mort, a affirmé ce lundi un responsable du territoire séparatiste prorusse de Donetsk. « Tous les prisonniers de guerre se trouvent sur le territoire de la DNR », a déclaré à la télévision russe Iouri Sirovatko, ministre de la Justice de cette république autoproclamée située dans l’est du pays.

« Concrètement, nous avons 2.300 prisonniers de guerre de [l’aciérie] Azovstal », a-t-il précisé, avant d’ajouter que le régiment « Azov est considéré comme une organisation terroriste » et que tous « feront l’objet d’enquêtes criminelles » en vue d’un procès.