Guerre en Ukraine : Des combats acharnés à Soledar et des citoyens russes envoyés « à l’abattoir »

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’actu du jour

L’armée ukrainienne défendait toujours Soledar ce jeudi malgré une situation « difficile » dans cette petite ville de l’est de l’Ukraine que les forces russes tentent coûte que coûte de conquérir pour renverser le cours de la guerre. Autrefois connue pour ses mines de sel, Soledar est située à 15 km au nord-est de la ville de Bakhmout que les forces russes cherchent à prendre depuis des mois.

« Les combats les plus acharnés et les plus violents se poursuivent aujourd’hui dans la zone de Soledar », a indiqué la vice-ministre ukrainienne de la Défense Ganna Maliar lors d’une conférence de presse. Quant au président ukrainien Volodymyr Zelensky, il a promis, sur Facebook après une réunion avec son état-major, de fournir « tout le nécessaire » aux soldats qui résistent aux assauts russes. Selon l’analyste militaire Anatoli Khramtchikhine, la prise de Soledar, aujourd’hui complètement détruite, permettrait à Moscou de brandir enfin une victoire militaire, après une série de revers humiliants.

La phrase du jour

La Russie envoie des milliers de ses citoyens à l’abattoir, mais nous tenons bon. »

Tels sont les mots de la vice-ministre de la Défense ukrainienne Ganna Maliar. Lors d’une conférence de presse, cette dernière a ajouté : « Malgré une situation difficile, les soldats ukrainiens se battent sans relâche. »

Le chiffre du jour

5 ans. C’est la peine de prison à laquelle a été condamné ce jeudi Marsel Kandarov pour avoir refusé d’aller combattre en Ukraine. Ne voulant « participer à l’opération militaire spéciale » russe, le militaire contractuel de 24 ans ne s’était pas présenté en mai à son lieu de service. En septembre, il avait été « retrouvé » par les forces de l’ordre et avait été reconnu coupable de s’être dérobé à son service militaire pendant plus d’un mois lors d’une période de mobilisation.

La tendance du jour

La Russie et l’Ukraine n’ont pas signé de nouvel accord d’échange de prisonniers en Turquie, a affirmé la médiatrice des droits humains de Moscou, précisant que ses propos précédents sur un éventuel accord ont été mal interprétés.

Les chargés des droits humains ukrainien et russe, Dmytro Loubinets et Tatiana Moskalkova, ont eu des pourparlers mardi à Ankara, une rare rencontre à ce niveau entre des officiels des deux pays depuis plusieurs mois. L’agence de presse étatique turque Anadolu avait cité mercredi Tatiana Moskalkova annonçant un accord pour l’échange de plus de 40 prisonniers des deux côtés. Mais cette dernière a affirmé qu’elle faisait référence au nombre de prisonniers déjà échangé dans le passé. « Quelqu’un a mal compris quelque chose, a-t-elle affirmé après des pourparlers avec son homologue ukrainien. Nous parlons des résultats de notre travail passé. Ces échanges ont déjà eu lieu. »

Tatiana Moskalkova a aussi précisé que les médiateurs ukrainien et russe ont aussi échangé des listes de militaires blessés en préparation d’un éventuel futur échange : « Des échanges comme cela ont tout le temps eu lieu. Ces accords sont conclus par des militaires et nous travaillons en coopération avec eux. »