Guerre en Iran : Trump relativise et tacle les « imbéciles » devant le pétrole à plus de 100 dollars
Le baril de pétrole a dépassé les 100 dollars sur les marchés américains, une première depuis juillet 2022. Selon le site GasBuddy, les tarifs du gazole, très utilisé pour le transport de marchandises, n’avaient plus été aussi élevés depuis février 2023.
Conséquence directe du conflit entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, le prix du pétrole continue de grimper. Une étape symbolique a été franchie dans la nuit de dimanche à lundi, poussant Donald Trump à réagir rapidement sur son réseau Truth Social.
Le baril de pétrole a dépassé les 100 dollars sur les marchés américains, un seuil atteint pour la première fois depuis juillet 2022. Vers 00h40 (heure de Paris), le baril de West Texas Intermediate (WTI, référence du marché américain) pour livraison en avril a augmenté de 16,64 %, atteignant 106,03 dollars. Il a même atteint 111,24 dollars par la suite, avant de connaître une légère baisse.
Alors que cette hausse spectaculaire des prix inquiète les dirigeants du monde entier et impacte les consommateurs, Donald Trump a cherché à minimiser la situation. Selon le président américain, ce coût accru est un « tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité des États-Unis et du monde ». Il a ajouté, « Il n’y a que les imbéciles pour penser autrement ! », en assurant que les prix du pétrole « allaient rapidement chuter lorsque la destruction de la menace nucléaire iranienne sera achevée ».
Depuis le début des opérations contre l’Iran, le WTI a bondi de près de 60 %, un phénomène sans précédent sur une période aussi courte. Même l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui avait vu le baril atteindre 130,50 dollars début mars 2022, n’avait pas engendré de variations aussi importantes.
Le détroit d’Ormuz, par lequel 20 % de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel transite, est au cœur des préoccupations. Le trafic y est actuellement presque nul, un arrêt qui pourrait gravement perturber le marché pétrolier. L’armée américaine s’engage donc à protéger les navires dans cette zone. Sur CBS, le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a estimé qu’un retour à la normale du trafic était à prévoir « dans un avenir relativement proche ». Il a assuré que les prix « ne devraient pas monter beaucoup plus haut, parce que le monde est très bien approvisionné en pétrole. Il n’y a pas de pénurie d’énergie dans l’hémisphère occidental. ».
Pour rassurer les marchés, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a également annoncé vendredi que les États-Unis pourraient élargir la levée temporaire des sanctions sur le pétrole russe afin d’alléger le marché, ayant accordé une première autorisation à l’Inde jeudi.
Selon le site GasBuddy, les prix du gasoil, largement utilisé pour le transport de marchandises, n’avaient pas été aussi élevés depuis février 2023. Ce sujet sera discuté par les ministres des Finances du G7, qui se réunissent ce lundi en visioconférence sous présidence française pour examiner les répercussions économiques de la guerre en Iran.

