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Guerre au Moyen-Orient : le Costa Rica attaque les Gardiens de la révolution en Iran.

Le gouvernement du Costa Rica a désigné mercredi comme organisations terroristes les Gardiens de la révolution et le mouvement islamiste palestinien Hamas. Le Costa Rica a intégré le « Bouclier des Amériques », un groupe de pays d’Amérique latine qui lutte contre le narcotrafic en collaboration avec les États-Unis.


Alors qu’un cessez-le-feu de quinze jours a été annoncé mardi entre l’Iran et les États-Unis, une nouvelle décision venue d’Amérique centrale pourrait réjouir Washington. Le gouvernement costaricain, allié du président américain Donald Trump, a désigné mercredi comme organisations terroristes les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de l’Iran, ainsi que le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui est au pouvoir dans la bande de Gaza.

Cette mesure, qui concerne également les Houthis au Yémen, a pour objectif de renforcer les contrôles migratoires afin de protéger le Costa Rica des organisations considérées comme « représentant une menace pour la sécurité internationale », selon les déclarations du ministre de la Sécurité publique, Mario Zamora.

**Un choix déjà pris par Javier Milei**
« Dès maintenant, les forces de sécurité costaricaines, en collaboration avec leurs partenaires internationaux, vont renforcer les mesures de sécurité de notre pays face aux agissements d’éventuels membres de ces groupes qui se déplacent dans l’hémisphère occidental », a déclaré le ministre aux côtés du président Rodrigo Chaves.

Le Costa Rica emboîte ainsi le pas du gouvernement argentin dirigé par Javier Milei, un autre allié de Donald Trump, qui avait déjà proclamé le 31 mars dernier les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste.

Rodrigo Chaves a resserré ses liens avec Donald Trump en intégrant le Costa Rica au « Bouclier des Amériques », un groupe de pays d’Amérique latine alignés sur le président républicain pour combattre militairement le narcotrafic. En outre, les deux pays ont signé un accord permettant à Washington de renvoyer au Costa Rica environ 25 migrants originaires de pays tiers chaque semaine.