Guadeloupe : Deux jours après la tempête Fiona, toujours des coupures d’eau et de routes

Deux jours après le passage de la tempête Fiona en Guadeloupe, les séquelles sont importantes. Plusieurs dizaines de personnes devaient être relogées, des axes routiers restaient impraticables et une partie de l’archipel n’avait toujours pas d’eau potable, a-t-on appris de sources concordantes. « Une cinquantaine » de personnes doivent être relogées, a indiqué à l’AFP une source proche des autorités, sous couvert d’anonymat.

De son côté, la préfecture a précisé lundi soir que le « retour progressif » de la distribution d’eau se poursuivait, grâce notamment à la mise à disposition de deux citernes de la réserve nationale à Basse-Terre et de onze citernes supplémentaires en cours d’acheminement par le régiment du service militaire adapté (RSMA).

151.000 personnes affectées par des manques d’eau

Le Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de la Guadeloupe (SMGEAG) avait estimé dimanche que près de 151.000 abonnés étaient affectés par des manques d’eau du fait du passage de la tempête Fiona dans la nuit de vendredi à samedi. Il soulignait alors que, dans plusieurs zones de l’archipel, « de gros travaux » seraient nécessaires ou que les infrastructures n’étaient alors pas encore accessibles.

« Une distribution de bouteilles d’eau minérale sera assurée par la Croix-Rouge », a affirmé lundi la préfecture, précisant par ailleurs qu’ » une centaine d’abonnés » étaient toujours privés d’électricité et que 340 usagers ne disposaient pas de ligne fixe à cause d’antennes endommagées. « Onze antennes mobiles sont encore hors service », a-t-elle relevé.

Un réseau routier très affecté

Le réseau routier a également souffert : trois routes départementales restaient impraticables lundi en Basse-Terre et le pont de Rivière des Pères, reliant Basse-Terre à Baillif, a été fermé lundi à la circulation à cause « d’importantes dégradations structurelles ». La plupart des écoles, fermées lundi, doivent rouvrir mardi mais plusieurs maires ont prévenu que, sans eau courante, l’accueil des élèves serait impossible dans certains établissements.

Le fonds d’urgence départemental a été activé pour « répondre aux besoins de première nécessité (matelas, vêtements, denrées alimentaires) », a fait savoir Guy Losbar, président du Conseil Départemental, lundi dans un communiqué. Une procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle est en cours. Le ministre chargé des Outremer Jean-François Carenco doit se rendre sur place dans les prochains jours.