Grève des contrôleurs aériens : Levée du préavis fin septembre

Ils ont trouvé un « accord » avec leur ministère de tutelle. Le principal syndicat de contrôleurs aériens français a annoncé mercredi avoir levé son préavis de grève de trois jours fin septembre. « Fin de conciliation au ministère : un accord enfin trouvé, le SNCTA lève son préavis », a écrit dans un bref message sur son site Internet le Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien, majoritaire chez les aiguilleurs du ciel.

Le SNCTA n’a pas donné plus de détails, promettant un « communiqué à suivre ». Les tentatives de joindre son bureau national ont été infructueuses mercredi midi. Sollicité par l’AFP, le ministère des Transports n’a pas été en mesure de confirmer dans l’immédiat la fin de ce conflit social, ni de préciser les contours d’un éventuel accord y mettant un terme.

« Plus de 2.400 vols » annulés en Europe

Le SNCTA, mobilisé pour une augmentation des salaires dans un contexte de forte inflation, ainsi que pour une accélération des recrutements afin d’anticiper une vague de départs à la retraite, avait appelé à une grève du 28 au 30 septembre, après une première journée d’action vendredi dernier.

Cette dernière avait conduit la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) à demander aux compagnies aériennes exploitant des vols au départ ou à l’arrivée du territoire français d’annuler préventivement 50 % de leur programme, soit un millier de mouvements d’avions. Au total, la grève s’est traduite par la suppression de « plus de 2.400 vols » en Europe sur les quelque 31.000 prévus, a affirmé lundi l’organisme de surveillance du trafic aérien Eurocontrol.

Le « ciel unique européen »

De même source, d’autres mouvements d’appareils ont subi d’importants retards, de l’ordre de 45 minutes pour chaque trajet survolant le territoire français. La principale association de compagnies aériennes, l’Iata, a estimé « bienvenu que les contrôleurs aériens français aient annulé leurs prochaines grèves », dans un message publié mercredi sur son compte Twitter.

« La grève superflue de vendredi a provoqué des retards, des annulations, des augmentations de coûts et d’émissions de CO2 », a affirmé l’Iata. L’organisme a aussi appelé à « mettre fin au cycle des prises d’otages des compagnies aériennes » et exhorté l’Union européenne à mettre en place le « ciel unique européen ». Cette réforme, lancée il y a près de 20 ans mais qui peine à aboutir, vise à passer d’un système d’organisation du trafic tributaire des frontières nationales à une zone cohérente où les trajectoires des avions se rapprocheraient de la ligne droite, réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi que gain de temps et d’argent à la clé.