Grève à la RATP : Le « service garanti » n’est pas le sujet, pour le secrétaire d’Etat aux Transports

Devant le siège de la RATP, vendredi matin, les syndicats étaient mobilisés. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a estimé vendredi que le service garanti en cas de grève n’était « pas le sujet » du moment et qu’il serait « compliqué » à réformer. « Le sujet aujourd’hui, c’est le sujet des retraites. On voit bien que l’anxiété ce n’est pas tellement le fait d’avoir ou non une loi de service minimum dans cinq-six ans qui va faire baisser la tension chez les agents de la RATP », a estimé sur LCI Jean-Baptiste Djebbari, alors que le trafic RATP est très perturbé par la mobilisation des agents pour sauver leur régime spécial.

La veille, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse et deux élus qui la soutiennent avaient réclamé à nouveau « un service garanti dans les transports aux heures de pointe en cas de grève ». La loi de 2007 « sur la continuité du service public dans les transports terrestres » ne prévoit pas de réquisition de personnel, vécue par les syndicats comme une atteinte au droit de grève, d’où l’impossibilité de garantir un quelconque service minimum en cas de taux très élevé de grévistes, comme c’est le cas vendredi.

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Valérie Pécresse avait par ailleurs déposé un amendement à la loi mobilités pour que le préavis de grève passe à soixante-douze heures, contre quarante-huit heures prévues dans la loi. Amendement rejeté jeudi, a souligné Jean-Baptiste Djebbari, « dans la mesure où on a concerté à la fois les employeurs, les organisations syndicales, et que ce n’était une demande de personne parmi les gens que nous avons consulté ».

Il a par ailleurs jugé qu’il était « un peu tôt pour [se] prononcer » sur un remboursement des usagers franciliens pénalisés par la grève, car « la plupart des gens sont sur un forfait » et « la RATP a mis en place des dispositifs alternatifs ». Au contraire, Aurore Bergé a plaidé sur RMC et BFMTV pour « revoir la loi » en matière de service minimum, imaginant une « déclaration préalable sur la grève qui soit vraiment largement anticipée de manière à prévoir beaucoup plus facilement » le trafic et les moyens de substitution.

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